Posté le 02.04.2007 par didierpierflorentin
19 janvier 2007
Une société se juge à la façon dont elle honore ses anciens. Ce sont eux qui lui ont permis de se développer. Ils lui apportent leur expérience, leur vision du monde. Je le sais personnellement. L’acuité du regard des aînés de ma famille, leur passion pour la politique : ce sont à table ou au téléphone des discussions qui n’en finissent pas… Aujourd’hui peut-être encore plus, les grands-parents ont par exemple un rôle essentiel dans la construction de la personnalité de l’enfant. Quand les familles sont en crises, ils sont bien souvent un pilier solide.
Notre société a besoin des personnes âgées
L’espérance de vie augmente régulièrement d’un trimestre par an, avec une augmentation plus importante encore de l’espérance de vie sans handicap. Et pourtant, tout se passe comme si la société n’avait pas encore intégré cette révolution qui se produit sous nos yeux, celle de vivre plus longtemps, et en meilleur santé. Au contraire, dans les slogans, les publicités, on passe sous silence l’âge de la vieillesse. Pire, de plus en plus de personnes âgées vivent dans une grande solitude, comme l’a montré l’épisode catastrophique de la canicule. On propose comme modèle celui de l’éternelle jeunesse, en oubliant la richesse d’une vie vécue et assumée jusqu’au bout.
L'utilisation des compétences des seniors est aujourd’hui négligée, alors que les besoins ne manquent pas, en particulier dans la formation des jeunes. Les élèves ont par exemple besoins de tuteurs pour les études dirigées, comme les apprentis pour leur formation professionnelle. Je ne veux pas d’une société qui considère l’âge de la retraite comme la limite après laquelle personne n’a plus à offrir ses talents à la collectivité. Nous avons une importante réflexion à mener, en lien avec l’idée d’activité universelle que j’ai développée, qui permet à chacun d’être utile par ses compétences, au sein des associations, des collectivités locales, moyennant une rémunération supplémentaire.
La retraite : pour une nouvelle réforme
Parlons de la retraite, justement. Parce qu’à côté des progrès de la médecine et de l’espérance de vie, il y a celui du niveau de vie des personnes âgées. Je défends le principe de la retraite par répartition, qui fait appel à la solidarité générationnelle. La réforme de 2003 n’assure pas cette pérennité. Je préconise la gestion paritaire du régime général avec une réelle autonomie, l’évolution vers un régime par points, dans le privé et dans le public, qui permette à chacun de choisir librement l’âge de départ à la retraite et qui assure l’équilibre financier du régime par la fixation chaque année des valeurs d’achat et de liquidation du point. Et enfin, dans un souci d’équité, la mise en extinction des régimes spéciaux. Il restera à la solidarité nationale de financer les trimestres non cotisés : service militaire, chômage, et éventuellement le temps passé auprès des enfants. Nous devons assurer une retraite minimale à 80% du SMIC.
Le défi de la dépendance : pour une politique globale
La question de la santé de nos anciens est primordiale. La dépendance et le soin sont des questions très sensibles, sources de grandes souffrances et de solitude.
Il faut d’abord bien séparer les deux points : la limite entre la dépendance et le soin est très floue aujourd’hui ; des structures mieux adaptées doivent être créées.
La dépendance nécessite d’une part une vraie politique de prévention, pour la retarder au maximum ( obésité, cholestérol, hypertension, tabac, alcool), par l’encouragement à une réelle hygiène de vie par l’activité physique et intellectuelle.
En matière de prévention, toutes les interventions doivent être par ailleurs coordonnées. Je déplore la totale absence de coordination des différentes agences de sécurité sanitaire et environnementale, qui ne sont pas sous la responsabilité d'un seul ministère, et forment au sein de leur ministère de rattachement, un véritable Etat dans l'Etat.
Lorsque la dépendance survient, il convient avant tout de favoriser le maintien à domicile, par la mise en place d’une politique globale, qui prévoie des aides à l’adaptation au logement, des services d’aide à la personne, et l’aide aux aidants-familiaux.
Un progrès a été fait avec la création de la Caisse Autonomie, qui a créé plus de places en gérontologie. Mais il faut être encore plus réactif. Surtout, il ne faut pas oublier les zones rurales où les personnes ont particulièrement besoin d'assistance. Le rôle des médecins traitants est considérable et il faut impérativement les encourager financièrement à venir s'installer et à rester en milieu rural.
Des alternatives à l’hébergement collectif doivent être développées, notamment l’accueil de jour et l’hébergement temporaire. Enfin, quand l’hébergement devient nécessaire, les établissements doivent demeurer de taille humaine. Il convient de prévoir des aides à l’investissement pour baisser le coût de l’hébergement, augmenter le nombre de personnels, aujourd’hui très inférieurs en France à la moyenne européenne.
Enfin, pour reconnaître la place essentielle des personnes âges dans notre société, la solidarité nationale doit jouer. Le service civique universel que je propose pourrait prendre la forme d'un accompagnement de ces personnes dans des maisons de retraites, ou à leur domicile.
Tout ceci a un coût. Et il ne diminuera pas. C’est à la collectivité d’en assurer la part la plus importante. Nous devons mieux la coordonner, en évitant les financements croisés. Mais ce coût est aussi un investissement sur l’avenir, pour la construction d’une société réconciliée, où chacun aura sa place, et pourra faire partager ses compétences et son expérience.
Revue Gérontologie
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Posté le 14.03.2007 par didierpierflorentin
J'ai écouté ce matin Marielle de Sarnez à France Inter. Elle est toujours aussi remarquable et fine dans ses réponses.
Je m'étonne toutefois que personne ne pose la toujours et lancinante même question, posée systèmatiquement à François Bayrou et ses amis (dont je suis)" Que ferez-vous au deuxième tour si vous n'y êtes pas?", aux deux autres "principaux candidats"!!!
Quelles indications de vote ils donneront s'ils n'y sont pas eux-mêmes?
Posté le 12.03.2007 par didierpierflorentin
Il est indispensable de faire une campagne honnête et c'est ce que demande les Français.
Il en est toujours qui ne peuvent s'empêcher d'envisager la campagne électorale que comme un combat avec une maîtrise certaine de la désinformation élevée au rang d'art!
Après M. Ayrault le 08 mars dernier, voici ce matin Nicolas Sarkozy, sur l'antenne de France Inter, qui argumente de l'impossibilité de réalité d'un gouvernement d'union nationale en s'appuyant sur ce qui se passe en italie... Lui toujours prompt à citer les pays nordiques en exemple, il est curieux qu'il l'oublie quand il tacle François Bayrou...Pour quelqu'un féru d'histoire comme lui, citant Mandel, Blum et quelques autres, il en oublie les fondements constitutionnels élémentaires.
Ah, la rupture...plutôt que d'anévrisme, elle en est navrante...
Au sujet de cette émission, que j'écoute tous les matins dans ma voiture, j'ai relativement été surpris de la forme inhabituelle de l'émission, jusqu'alors suivie scrupuleusement dans le déroulement par tous les candidats. Une impression curieuse à la fin m'a laissé un goût amer ; et même si M. Demorand s'est ingénié à être comme d'habitude, on sentait qu'il, comme tous les intervenants habituels, était freiné par la puissance de son invité...
A un point que le déroulement de l'émission semblait être développée dans le temps de l'invité ; in fine, trois questions d'auditeurs ont pu être posées...
allez comprendre!!!
Posté le 08.03.2007 par didierpierflorentin
François Bayrou qualifie de manoeuvre le ralliement de Simone Veil à Nicolas Sarkozy.
L'ancienne ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, figure du centrisme, très populaire auprès des Français, doit annoncer jeudi qu'elle prend la présidence du comité de soutien du candidat de l'UMP à la présidentielle.
"C'est une manoeuvre. Tout le monde sait depuis longtemps que ce groupe balladurien des années 1990 est en effet engagé dans cette campagne, il n'y a selon moi aucune surprise", a déclaré le candidat centriste à la presse.
"C'est un peu attristant étant donné la personnalité de Simone Veil", a-t-il ajouté, à Bruxelles où il se trouvait pour prononcer un discours devant "Les Amis de l'Europe", un groupe de réflexion fédéraliste.
Au dernier classement Paris Match, Simone Veil, qui n'est membre d'aucun parti politique selon son secrétariat, arrive en deuxième position des personnalités les plus populaires en France, derrière Nicolas Hulot et devant François Bayrou.
A propos des personnalités centristes qui se rallient à Nicolas Sarkozy, comme le maire UDF d'Issy-les-Moulineaux, André Santini, ou qui seraient sur le point de le faire, comme Valéry Giscard d'Estaing, François Bayrou a raillé "tous ceux qui ont bénéficié du système".
Pour lui, "ils vont se liguer pour défendre le système (...) Ils ont depuis 25 ans eu alternativement le monopole de toutes les responsabilités, de toutes les fonctions, de toutes les dignités, de toutes les places possibles dans la République et ils vont défendre ce monopole bec et ongles", a affirmé le président de l'UDF.
"Ce qu'ils sous-estiment", a ajouté François Bayrou, "c'est que les Français sont décidés à changer".
Selon deux sondages d'opinion parus jeudi, le candidat UDF est crédité de 21% à 24% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, ce qui le met au coude à coude avec Nicolas Sarkozy et la candidate socialiste, Ségolène Royal.
Posté le 08.03.2007 par didierpierflorentin
Voici les propos qu'a tenu le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault aujourd'hui prévenant qu'élire François Bayrou provoquerait "la paralysie" du pays.
"Si François Bayrou gagnait, la France serait en crise et je n'ai pas envie que ce soient les extrêmes qui profitent de cette confusion des genres, des non-choix", a souligné Jean-Marc Ayrault sur LCI.
Et de s'interroger sur "la majorité" que François Bayrou pourrait constituer. "Quant il dit 'je vais prendre les meilleurs à droite et gauche', il y a pas de socialiste qui va se prêter à cette combinaison: c'est la paralysie, a-t-il assuré.
"La France de Bayrou nous ramène très en arrière avec la période de la IVe République, le plus petit dénominateur commun: ce n'est pas ça dont la France a besoin", a déploré le président du groupe socialiste. "Il faut une majorité claire".
Interrogé sur l'appel de Nicolas Sarkozy à parrainer les candidatures d'Olivier Besancenot et Jean-Marie Le Pen, ce proche de Ségolène Royal s'est demandé "ce que cela cache comme stratégie derrière ou tactique politique ou électorale". "Cela m'inquiète un peu".
"Dans ma circonscription, il y a un maire DVD qui a signé pour Dominique Voynet mais qui appelle à voter Ségolène Royal: je ne lui ai fait aucun reproche", a-t-il noté. Les maires "sont libres de leur signature, ils prennent leur responsabilité".
Au total, "il y a 47.000 élus (socialistes NDLR) en France qui ont la possibilité de signer: ils peuvent le faire en toute liberté" sans "pression", a conclu Jean-Marc Ayrault. AP
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Quand la bêtise atteint les sommets...
Si ce n'est pas faire preuve de bêtise que de ne pas se souvenir que à l'époque de la IVème, le président de la République n'était pas élu au suffrage universel ; si François Mitterrand était encore vivant, il aurait, lui, pu le renseigner sur le sujet...
Quant au reste, je ne peux que le citer s'agissant de ces attaques de plus en plus fortes, voire violentes : " ce n'est que de la tactique politique"...et c'est cela que ne veulent surtout plus les Français...
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Posté le 07.03.2007 par didierpierflorentin
Le coût des propositions de
François Bayrou
Le projet de François Bayrou n’est pas encore connu dans sa totalité, mais un certain nombre de précisions ont déjà été apportées par le candidat ou son équipe sur son cadrage économique et budgétaire :
- l’hypothèse de croissance du PIB retenue est de + 2 % par an ;
- l’hypothèse d’inflation retenue est de + 1,8 % par an ;
- l’objectif affiché est celui d’une stabilisation au niveau actuel du niveau des prélèvements obligatoires par rapport au PIB.
François Bayrou préconise enfin d’inscrire dans la Constitution l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement (hors période de récession).
L’ensemble de ces paramètres peuvent venir alimenter l’outil de simulation Cyber-budget présidentiel, accessible en ligne sur Débat 2007.fr.
Dépenses nouvelles
Exonérer de charges sociales pour les 2 premiers emplois sous CDI créés par chaque entreprise 8 Md€
Organismes concernés : État et sécurité sociale
"Toute entreprise aura le droit de créer deux emplois nouveaux sans charges pendant 5 ans. Sans charges, sauf 10% destinés à améliorer le financement des retraites". Discours de François Bayrou à Paris, 23 février 2007.
Commentaires
L’exonération de charges proposée par François Bayrou conduirait à la prise en charge par l'État de toutes les cotisations sociales (patronales et salariales), à l’exception des cotisations retraite (soit 9,9% pour le régime de base, auquel il convient d’ajouter les 5,9% destinés au financement des régimes complémentaires). Pour un salaire moyen à l’embauche de 1,3 Smic, la mesure revient donc à ramener le taux des cotisations de 35% à 15,8%.
Le coût budgétaire de la mesure est directement dépendant de ses effets induits sur la création d’emplois. Sachant que se créent chaque année 350 000 emplois, l’UDF a retenu deux hypothèses, liées à l’élasticité-prix du facteur travail : la première couvre une augmentation nette des créations d’emplois de 87 500 par an (soit +25%), la seconde une augmentation nette des créations d’emplois de 140 000 par an (soit +40%).
Dans le premier cas, le coût brut de la mesure ressort à 7,4 Md€ ; dans le second, à 8,4 Md€.
Pour l’UDF, ce coût serait en partie compensé soit par des économies (allocations chômage) soit par des recettes fiscales supplémentaires (TVA, CSG, CRDS, impôt sur le revenu…). L’UDF considère ainsi, en ne retenant que les seules recettes fiscales supplémentaires (calculées au taux de 40% sur les seuls emplois supplémentaires), que le coût net de la mesure serait ramené entre 3,3 Md€ et 4,3 Md€.
Impacts économiques
L’effet positif des exonérations de charges sur l’emploi fait aujourd’hui l’objet d’un relatif consensus.
La proposition de François Bayrou appelle cependant deux remarques :
- Elle pourrait encourager des comportements d’optimisation de la part des entreprises (licenciements juste avant la mise en place de la mesure, accélération du turn-over, etc). Un contrôle réglementaire accru sur ces comportements n’irait pas lui-même sans effet pervers, dans la mesure où il s’appliquerait pour l’essentiel à de très petites entreprises.
- A l’évidence, le dispositif actuel d’allègements de charges n’est pas sans défaut. Son ciblage sur les bas salaires lui assure néanmoins un certain rapport coût / efficacité : l’exonération des bas salaires présente un coût relatif moins élevé, et la population concernée, souvent faiblement qualifiée, est celle qui est la plus menacée par le chômage. Si elle a vocation à s’appliquer à toutes les entreprises, la mesure proposée par François Bayrou est également censée s’appliquer à tous les types d’emplois, y compris les mieux rémunérés, ce qui pourrait dégrader son rapport coût / efficacité.
Créer un service civique obligatoire 3,1 Md€
Organisme concerné : État
"Pour tous les jeunes, garçons et filles, je défends depuis 2001 l’idée d’un service civique et humanitaire de six mois, temps de brassage, d’apprentissage et de service aux autres". Discours lors de l’Université d’été de l’UDF, 2 septembre 2006.
Commentaires
Le coût de cette mesure peut évoluer fortement, à la hausse ou à la baisse, en fonction de plusieurs variables, à commencer par le montant de la rémunération servie à chaque jeune et le mode de formation et de gestion retenus.
Nous retiendrons pour François Bayrou la même évaluation que celle retenue pour la proposition correspondante chez Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, à 3,1 Md€. On notera cependant que François Bayrou avait ainsi commenté sa proposition, lors de son discours à l’Université d’été 2006 de l’UDF : "Cela coûtera cher - quatre ou cinq milliards d’euros - mais il faut le faire".
Impacts économiques
A court terme, cette mesure devrait réduire mécaniquement la population active de 300 000 personnes et diminuer le nombre de demandeurs d’emploi.
En sens inverse, elle devrait entraîner un effet d’éviction sur le PIB d’environ 1,8 Md€ (en supposant que les 2/3 des
300 000 jeunes "appelés" auraient dû occuper un emploi générant 1 500 € de valeur ajoutée mensuelle).
Quant à l’effet intégrateur de la mesure, qui pourrait être de nature à favoriser l’activité économique ultérieure des jeunes, il est naturellement impossible à évaluer.
Exonérer de charges sociales pour compenser la hausse du coût des heures supplémentaires 3,8 Md€
Organismes concernés : État et sécurité sociale
"Je propose une mesure simple. Que le paiement, par tous les employeurs, des heures supplémentaires (entre 35 et 39 heures), soit majoré de 35% pour récompenser le travail, et que les cotisations sociales soient réduites en proportion afin que les entreprises ne supportent aucun coût supplémentaire". Discours de François Bayrou à Paris, 27 février 2007.
Commentaires
Le coût budgétaire de la mesure est directement dépendant de ses effets induits sur l’augmentation du nombre total d’heures supplémentaires (le stock annuel d’heures supplémentaires s’élève actuellement à 800 000 000 d’heures).
L’UDF a retenu deux hypothèses, liées à l’élasticité-prix du facteur travail : la première couvre 200 000 000 d’heures supplémentaires en plus, la seconde 300 000 000. Dans les deux cas, les heures supplémentaires seraient rémunérées au taux horaire moyen (soit 1,8 Smic) plus 35% ; dans les deux cas, le coût brut de la mesure est compris entre 3,5 et 4 Md€.
L’UDF évalue le coût net de la mesure, en tenant compte des recettes fiscales induites, entre 2,4 Md€ à 2,8 Md€.
Impacts économiques
Les heures supplémentaires sont actuellement rémunérées de façon différente selon que l’entreprise emploie plus ou moins de 20 salariés. Dans les entreprises de moins de 20 salariés, la mesure proposée par François Bayrou n’entraînerait aucun coût supplémentaire ; dans les entités de plus de 20 salariés, elle aurait un impact légèrement positif sur les comptes des entreprises.
Par ailleurs, cette mesure ne pourra être mise en œuvre que si elle s’accompagne d’un assouplissement de la réglementation sur le temps de travail, en particulier sur deux points : le relèvement des quotas d’heures, et la possibilité d’une récupération en espèces (et non plus en nature) en cas de dépassement de ces quotas.
Doubler le budget de la recherche en 10 ans 3,3 Md€
Organisme concerné : État
"Je propose un pacte national et transpartisan, qui serait signé par tous les candidats, en faveur d’un doublement du budget de la recherche sur dix ans". Discours à Paris, le 23 février 2007.
Commentaires
Cette proposition traduit un effort significatif en faveur de la recherche, que l’on retrouve également dans les programmes de Nicolas Sarkozy (objectif : porter le budget de la recherche à 3% du PIB d’ici 2012) et de Ségolène Royal (objectif : augmenter de 10% le budget de la recherche pendant 5 ans). Le périmètre ici considéré est toutefois plus restrictif, dans la mesure où François Bayrou ne considère que les programmes de la mission "Recherche et enseignement supérieur" relevant du ministère de la Recherche – ce qui exclut de facto la recherche industrielle et la recherche dans les domaines de l'énergie, de l'écologie, ou encore de l'aéronautique, qui dépendent d'autres ministères.
Ainsi défini, le budget de la Recherche pèse 8 Md€ dans les comptes de l’État – contre 11,4 Md€ dans l’acception retenue par les candidats du PS et de l’UMP, qui englobe tous les programmes de la mission "recherche et enseignement supérieur" sauf le programme vie étudiante et ce qui relève des formations supérieures et de la recherche universitaire (soit 11,4 Md€ dans le PLF 2007).
A l’horizon 2012, le coût d’un doublement du budget de la recherche serait ainsi de l’ordre de 3,3 Md€.
Impacts économiques
En termes strictement budgétaires, cette dépense supplémentaire se traduirait par des recrutements massifs de chercheurs, engageant fortement le niveau de la dépense sur le long terme, bien après les 5 ans de la législature.
Sur le plan économique, les effets de cette mesure peuvent être très forts en termes d’innovation et de croissance potentielle si l’effort bénéficie avant tout aux disciplines scientifiques en relation avec l’entreprise, et s’il s’accompagne des réformes de structures nécessaires pour une meilleure efficacité de la recherche scientifique française à long terme.
Proposition chiffrée le 6 mars 2007
Augmenter la dépense moyenne par étudiant 2,7 Md€
Organisme concerné : État
"Cela ne se fera pas sans un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur, signé de manière responsable, trans-partisane, sur dix ans, et qui porte l’investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays performants de l’OCDE : ce qui signifie un objectif de doublement en dix ans". Discours à l’université d’automne de "Sauvons la recherche", 1er octobre 2006.
Commentaires
Cette proposition de François Bayrou est également présente dans le "Pacte présidentiel" de Ségolène Royal ("En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE").
La France dépense chaque année 6 800 € par étudiant, soit 17% de moins que la moyenne constatée dans l’OCDE (8 000 €). Cet écart se réduit à 6% s’il est corrigé de la durée des études, plus longues en France qu’à l’étranger.
Rapporté à une population de 2,3 millions d’étudiants, le coût supplémentaire peut donc aller de 0,6 à 2,7 Md€ selon que l’on considère que la progression s’effectue par rapport à chaque année d’études, ou par rapport à la durée totale d’une scolarité d’étudiant.
L’hypothèse probable est celle d’un alignement sur la moyenne de l’OCDE en matière de dépense par année d’étude (non corrigé par la durée des études), soit 2,7 Md€. On notera cependant que l’objectif affiché par François Bayrou est celui d’un alignement sur la moyenne des pays performants de l’OCDE, ce qui pourrait impliquer un effort financier supérieur.
Impacts économiques
Cette mesure peut favoriser à terme l’employabilité des jeunes diplômés, si elle s’accompagne des réformes de structures nécessaires. Quant à la diminution du nombre de jeunes sans emploi, elle aurait un effet positif sur notre potentiel de croissance.
Doubler le budget de la justice en 10 ans 2,5 Md€
Organisme concerné : État
"Je propose de doubler le budget de la Justice en 10 ans, par des lois de programmation multi-partisanes". Discours au colloque "Justice : retrouver la confiance", 29 mars 2006.
Commentaires
En considérant que le doublement du budget de la justice serait lissé sur dix ans, le coût de la mesure serait de 2,5 Md€ à l’horizon 2012. On notera au passage que Ségolène Royal a inscrit dans son Pacte présidentiel le même objectif, mais sur la durée d’une législature.
Impacts économiques
Le manque de moyens de la justice peut entraîner des délais et des incertitudes susceptibles de peser sur l’activité économique. L’augmentation des moyens consacrés à la justice peut donc avoir des effets positifs, sous réserve qu’elle s’accompagne de réformes de structures (simplification, révision de la carte judiciaire, meilleure prise en compte du coût réel des procédures, etc.)
Revaloriser les petites retraites 4 Md€
Organisme concerné : sécurité sociale
"revaloriser le minimum vieillesse et les petites retraites, avec un objectif : 90% du Smic à la fin du quinquennat". Discours de François Bayrou à Paris, 27 février 2007.
Commentaires
La proposition de François Bayrou concerne en premier lieu les 622 000 allocataires du minimum vieillesse : actuellement fixé à 7 380 € net par an, soit 615 € par mois, il serait porté à 90% du Smic, soit 886 €. Cet augmentation aurait un coût de l’ordre de l’ordre de 2 Md€.
Mais la proposition couvre également tous les retraités dont les revenus, actuellement compris entre 615 et 886 €, seraient portés à ce dernier seuil. Nous ne disposons pas d’éléments suffisamment précis sur la population concernée, et la distribution des revenus au sein de celle-ci. En nous fondant sur les statistiques d’Eurostat, nous pouvons néanmoins dégager les points suivants :
- 20% des 62 millions de Français ont plus de 60 ans ; parmi ceux-ci, 15% peuvent être considérés comme pauvres au regard des critères communautaires (l’Union européenne fixe le seuil de pauvreté à 60% du revenu médian national ; pour la France, le revenu médian était d’environ 1 400 € en 2005). Si l’on en retranche tous ceux qui sont bénéficiaires du minimum vieillesse, la population visée par la mesure sur les "petites retraites " serait ainsi d’environ 1 300 000 personnes.
- Nous ferons l’hypothèse que la répartition des revenus est homogène entre le seuil du minimum vieillesse (615 €) et le seuil de 90% du Smic (886 €). L’augmentation moyenne de leur pension serait ainsi d’environ 135 € - soit un coût global de l’ordre de 2 Md€.
Nous évaluons donc à 4 Md€ environ le coût total du relèvement à 90% du Smic, sur cinq ans, du niveau des "petites retraites". Ce coût pourrait être très significativement revu à la hausse si cette augmentation s’accompagnait d’un retour à une indexation des pensions sur les salaires, et non plus sur l’inflation – étant entendu que cette ré-indexation ne figure pas dans le programme de l’UDF.
Impacts économiques
Cette revalorisation aura un effet inverse sur le montant de l’APA, à un niveau qui n’est pas évaluable. La mesure pourrait avoir par ailleurs un effet positif sur la consommation.
Proposition chiffrée le 6 mars 2007
Exonérer les successions en ligne directe jusqu’à 200 000 € 0,1 Md€
Organisme concerné : État
"Je propose d’exonérer complètement les successions en ligne directe jusqu’à 200 000 € et de relever l’abattement par part d’enfant". Discours de François Bayrou à Paris, 23 février 2007.
Commentaires
Le coût budgétaire de cette mesure devrait être limité (de l’ordre de 0,1 Md€), la très grande majorité des successions inférieures à 200 000 € bénéficiant d’ores et déjà, de facto, d’une exonération. Le relèvement de l’abattement par part d’enfant pourrait en revanche avoir un effet plus marqué, mais l’imprécision de la formulation rend à ce stade son évaluation impossible.
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Mesures d’économie et recettes nouvelles
Limiter les exonérations de charges
Organismes concernés : État et sécurité sociale
9,1 Md€
"Concentration progressive en 3 ans des exonérations de charges sur les PME et les salaires au-dessous de 1,3 Smic". Discours de François Bayrou à Paris, 23 février 2007.
Commentaires
Le programme de François Bayrou vise à réduire le montant des exonérations de charges actuellement consenties aux entreprises (de l’ordre de 25 Md€) à travers deux mesures :
- le recentrage des exonérations sur les PME (7 Md€) ;
- la réduction de l’éventail couvert par les exonérations : celles-ci ne couvriraient plus que les salaires inférieurs à 1,3 Smic (contre 1,6 Smic à l’heure actuelle) (2,1 Md€) .
Des travaux récents conduits par la Cour des comptes à la demande de la commission des Finances de l'Assemblée Nationale permettent d’évaluer à environ 9,1 Md€ le montant des économies que dégagerait cette double restriction.
Impacts économiques
La proposition de François Bayrou permet de dégager d’importantes marges de manœuvre budgétaire. Elle appelle cependant deux remarques :
- la suppression de près de 40% des exonérations de charges ne pourra pas être sans effet sur l’emploi. Les études établissent à 400 000 environ le nombre des emplois qu’elles ont permis de créer ou de préserver. Même s’il sera en partie compensé par la mesure "deux emplois sans charges", le resserrement des exonérations de charges devrait fragiliser l’employabilité des salariés faiblement qualifiés, en particulier dans les grands groupes ;
l’effet de trappe à bas salaires que produit le dispositif actuel se déplacera à un niveau inférieur, passant de 1,6 Smic à 1,3 Smic.
Moderniser l’État
Organisme concerné : État
Économie non chiffrable à ce stade
"Modernisation de l’État : 5 Md€". Discours de François Bayrou à Paris, 23 février 2007.
Commentaires
A travers des actions de modernisation de l’État, François Bayrou vise 5 Md€ d’économies à l’horizon 2012.
A ce stade, cependant, les orientations données ne sont pas assez précises pour que ce montant puisse être considéré autrement que comme un objectif.
Etablir un pacte de solidarité État - collectivités locales
Organisme concerné : État
Économie : 3,2 Md€ (par rapport à la progression anticipée des dépenses)
"Contrat de solidarité entre l’État et les collectivités locales : 3 Md€". Discours de François Bayrou à Paris, 23 février 2007.
Commentaires
François Bayrou table sur 3,2 Md€ à travers un « pacte de solidarité » qui conduirait notamment à une révision de la norme d’évolution de la Dotation Globale de Fonctionnement versée par l’Etat aux collectivités locales (73 Md€ en 2007).
Si les principes d’indexation présentés par l’équipe du candidat (blocage en euros courants la 1ère année, puis relèvement progressif au cours de la législature jusqu’à un retour, la 4ème année, à la norme actuellement en vigueur, i.e. l’inflation plus le tiers du taux de croissance du PIB ; la 5ème année verrait la dotation augmenter de l’inflation plus la moitié du taux de croissance du PIB) permettraient en effet de dégager une économie de 3,2 Md€, il reste qu’il s’agit d’une révision à la baisse d’une progression anticipée des dépenses ; à ce titre, la mesure ne peut être considérée comme une économie budgétaire par rapport aux dépenses constatées en 2007.
Plafonner les niches fiscales de l’impôt sur le revenu
Organisme concerné : État
Recette visée : 4 Md€
"L’avantage fiscal né du cumul des niches doit être plafonné, pour chaque contribuable, à un montant qui sera fixé en pourcentage de son impôt, par exemple 20% de l’impôt dû, avec un plancher qui garantira le respect des petits revenus". Discours de François Bayrou à Paris, 23 février 2007.
Commentaires
Le Conseil des impôts a dénombré dans un récent rapport 418 niches fiscales, dont plus de 250 pour le seul impôt sur le revenu. Jusqu’à son discours du 23 février 2007, François Bayrou s’était contenté d’afficher l’objectif d’une réduction du nombre des niches. Les précisions qu’il vient d’apporter sont de deux types :
- d’une part, François Bayrou propose d’instituer un plafonnement de la réduction d’impôt liée aux niches. Ce plafonnement serait fixé, comme aux Etat-Unis, en référence au montant total acquitté au titre de l’impôt sur le revenu – un seuil indicatif de 20% est même cité ;
- d’autre part, François Bayrou propose de fixer un plancher, i.e. un seuil exprimé en valeur absolue, destiné à "garantir le respect des petits revenus".
L’évaluation des recettes supplémentaires que dégagerait cette proposition supposerait d’avoir accès à des données collectées par la Direction Générale des Impôts qui pour l’heure ne sont pas accessibles aux tiers. Par ailleurs, le niveau du plancher n’a pas été fixé par François Bayrou.
Faute d’indications plus précises, on retiendra donc l’idée selon laquelle c’est l’objectif d’un rendement de 4 Md€ (soit environ 10% du montant total des niches de l’impôt sur le revenu) qui déterminera le calibrage de la mesure (taux pour le plafonnement, montant pour le plancher).
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Proposition chiffrée le 6 mars 2007 sur le Site www.debat2007.fr par l'Institut de l'Entreprise. [/u]
Posté le 06.03.2007 par didierpierflorentin
François Bayrou, qui tenait une réunion publique lundi soir à Toulouse, s'est félicité de constater que la campagne électorale était "en train de prendre un tour spectaculaire".
Crédité de 20% des intentions de vote selon un sondage LH2 pour RMC/BFM-TV/20 Minutes à paraître mardi, le candidat centriste a estimé devant près de 7.000 militants rassemblés au Parc des expositions de Toulouse que "le mouvement d'opinion inquiétait et affolait les états-majors disposant du monopole du pouvoir" avant d'ajouter que "2007 serait l'année du changement" et que "le seul sondage qui compte est celui du 22 avril et du 6 mai".
Devant un public tout acquis à sa cause, François Bayrou a réaffirmé son intention, s'il est élu, de fonder "un grand parti démocrate". Et d'expliquer: "Cette majorité sera ouverte à des partenaires pour la partager (...) Il faut dépasser les vieux clivages pour créer une nouvelle majorité du rassemblement et un projet de social-économie pour la France".
Plus tôt dans la journée, François Bayrou avait rencontré les organisations syndicales de l'avionneur européen pour leur proposer de "renégocier le plan Power8" car, selon lui, "l'Allemagne a exercé une pression pour ses intérêts".
"Il est temps que les salariés français se fassent entendre. L'outil industriel doit être promu et gardé là où il doit être", a-t-il souligné. Le candidat centriste a jugé "la situation injuste pour les salariés" et a demandé aux "actionnaires privés et publics de revoir leurs responsabilités".
AP
Posté le 03.03.2007 par didierpierflorentin
François Bayrou a présenté sa vision de la politique de santé en conclusion d'un colloque intitulé "Quelles stratégies pour la santé ?", qui s'est tenu en novembre 2005. Une consultation par questionnaire, à laquelle 11 200 médecins ont répondu, alimentait cette réflexion.
"Les quelque 200 000 médecins français représentent un gisement de compétences, de connaissances, d’expérience scientifique et humaine à nul autre pareil. Ils ne demandent qu’à participer à l’élaboration des évolutions nécessaires. Il faut institutionnaliser la participation des médecins à la réflexion et à la décision, changer les pratiques professionnelles de décideurs habitués au secret et au soupçon.
Il faut donner à la gestion de nos politiques de santé une dimension régionale pour que les besoins de santé soient identifiés, qu’ils obtiennent une réponse adaptée, que puissent y participer des partenaires légitimement représentés.
On est au bord de la désertification médicale dans de nombreuses régions, dans un certain nombre de spécialités. Il faut une politique active de restauration du tissu médical. Au temps lointain où il fallait restaurer le tissu des professeurs, on inventa les Instituts Préparatoires à l’Enseignement Secondaire (IPES), qui garantissaient à des étudiants un revenu pendant une partie de leurs études, pourvu qu’ils souscrivent l’engagement de servir dix ans dans la fonction publique : une politique du même ordre, incitative, peut être imaginée pour le tissu médical français.
La permanence des prises en charge, de jour et de nuit, est une demande croissante. La participation des médecins généralistes est nécessaire. Cela impose l’implantation de maisons médicales, qu’on a pourtant, financièrement, récemment abandonnées.
Je crois peu au médecin traitant comme distributeur de ticket d’accès gratuit au spécialiste, mais je crois beaucoup au médecin traitant comme acteur et responsable de la prévention."
Il y a en France un grand problème de la médecine psychiatrique. Le secteur de la santé mentale se sent abandonné. Parfois, les malades aussi ne trouvent plus de place dans cette société. Les plans innombrables signés sur ce sujet n’ont pas été suivis d’effets. Il faut faire en sorte que les femmes et les hommes qui nous préservent des accidents, des drames de la vie, soient soutenus, honorés, respectés et aidés."
Posté le 03.03.2007 par didierpierflorentin

Nathalie Griesbeck, Député Européen, à droite de François Bayrou
Europe et écologie étaient au programme du déplacement de François Bayrou à Metz. Le candidat à l’élection présidentielle s’est d’abord rendu à Scy Chazelles, village natal de Robert Schuman, pour rendre un vibrant hommage au Père de l’Europe. Il a ensuite rencontré le Professeur Jean-Marie Pelt à l’Institut Européen de l’Ecologie pour un échange très riche sur l’avenir de la planète. La journée s’est terminée par une réunion publique réunissant 3000 personnes et au cours de laquelle François Bayrou a prononcé un discours consacré à l’écologie.
Arrivé à Metz en début d’après-midi, François Bayrou a tout d'abord enregistré une émission pour RTL 9, chaîne de télévision dont le siège est à Metz. L’émission d’une demi-heure sera diffusée dimanche prochain à midi.
Il s’est ensuite rendu dans le petit village de Scy Chazelles dont Robert Schuman est originaire. François Bayrou s’est longuement recueilli devant la tombe du Père de l’Europe qui se trouve dans la petite chapelle proche de la maison qu’il a habitée. Il a ensuite visité le musée dédié à cette personnalité qui est à l’origine de la création de l’Union européenne.
Dans le centre-ville de Metz, François Bayrou a arpenté les rues piétonnes proches de la célèbre et imposante cathédrale pour se rendre à pied à l’Institut Européen d’Ecologie. Là, il est accueilli par Jean-Marie Pelt, son président, un scientifique internationalement reconnu pour ses travaux sur l’écologie. Un échange franc et argumenté entre les deux hommes se développe autour des thématiques du climat, des énergies renouvelables, des transports notamment.
François Bayrou rappelle que le développement durable, c’est "être responsable de l’avenir de nos enfants." Il a défendu l’idée que la France devrait être exemplaire en terme d’environnement et que le nouveau Président devra inscrire le problème du climat en priorité à l’agenda international. "Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du président de la République, il y a ceci : il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité en commun." Il s’est également prononcé pour le développement du rail et de la navigation fluviale dans le domaine des transports. Il a ajouté qu'il se prononcerait pour une politique de recherche forte en faveur des énergies renouvelables, en particulier les énergies solaires.
Enfin, François Bayrou a proposé la mise en place d'une autorité indépendante chargée d'alerter les pouvoirs publics sur des phénomènes comme le sang contaminé ou l'amiante : "Ce qui a manqué dans le drame de l'amiante, c'est qu'à un moment donné, une autorité indiscutable mette les politiques devant leurs responsabilités, qu'une autorité indiscutable dise qu’il se passe quelque chose que vous ne pouvez pas ignorer." Dans la soirée, François Bayrou a développé ses propositions dans le domaine de l’écologie lors d’une réunion publique réunissant 3000 personnes au Palais des expositions.
Posté le 03.03.2007 par didierpierflorentin
Jeudi 1er mars, François Bayrou s’est rendu au Luxembourg, à l’invitation de Jean-Claude Juncker, chef du Gouvernement luxembourgeois. À l’issue de leur entretien, les deux hommes, européens convaincus, ont exprimé leur volonté de "sauver la substance" du projet de Constitution européenne, compte tenu du fait qu'"il y a des problèmes impossibles à régler si nous n'avons pas une Union européenne vivante et capable de s'exprimer d'une seule voix".
François Bayrou s’est rendu au Luxembourg pour s’entretenir avec Jean-Claude Juncker, Premier Ministre du Luxembourg, mais aussi homme politique dont la compétence est internationalement reconnue : gouverneur du Fonds Monétaire International (FMI), il est depuis 2005 Président de l’Eurogroupe, regroupement des États ayant adopté l’euro comme monnaie. Il a également assumé la présidence du Conseil de l’Union européenne lors du premier semestre 2005 qui a vu les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne.
Lors d’une conférence de presse commune à l’issue de leur entretien au siège du Gouvernement du Luxembourg, Jean-Claude Juncker a rappelé les liens d’amitié qui l’unissaient à François Bayrou et leur accord général sur l’essentiel des problèmes européens depuis une décennie. "Cet accord s’est confirmé aujourd’hui lors du tour d’horizon que nous avons effectué, y compris sur le statut de la Banque Centrale Européenne (BCE) dont nous sommes convenus qu’il ne fallait pas toucher à l’indépendance", soutient-il.
"Jean-Claude Juncker est un des hommes d'État européens les plus importants" a dit François Bayrou, rappelant, qu’à ses yeux, "aucun des grands problèmes à venir – économiques, liés à l’immigration ou au climat – ne peut trouver de solution valable s’ils ne sont pas traités dans un cadre européen".
François Bayrou a dit lutter pour une "Europe active, qui entend peser sur les affaires du monde et défendre ses valeurs".
Au niveau constitutionnel, François Bayrou a rappelé que 18 pays ont ratifié le traité dont 2 par référendum, 2 ont répondu "non" et les autres ont évité de se prononcer.
"Comme dans une famille, a dit François Bayrou, lorsqu’il y a un problème, la première obligation est d’en parler. Mon idée est de réécrire un texte lisible, qui rassure les citoyens et qui ne fera pas en France l’économie d’un référendum. Le Peuple ayant dit "non", il faut que le peuple lui-même se prononce sur un nouveau texte. Ce n’est pas là affaire des seuls parlementaires," conclut-il.
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