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Nom du blog :
didierpierflorentin
Description du blog :
actualité, coup de gueule et libre parole
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.01.2007
Dernière mise à jour :
16.03.2008
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Sarkozy z'aussi

Posté le 24.04.2007 par didierpierflorentin




C’est dans un coin de Neuilly
Que j’ai rencontré Sarkozy
Il arrivait de la Mairie
Et moi j'arrivai en Taxi
Je ne voulais pas le croiser
Mais il voulait me saluer
Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur un banc
Sarkozy est resté debout
J’pensais « il n’est vraiment pas grand »
Et c’te tête de méchant
Sarkozy, oh ! nan…
Près de nous sifflait un poulet
Une sirène se mit à hurler
Sarkozy aussi
Il disait que je ne l’aimai pas
J’lui disais que c’était bien ça
Sarkozy ne le supportait pas…

Afin d’me séduire
Il me faisait reluire
Comme j’suis fin et délicat
J’me pris le compliment mine de rien
Et pendant qui m’bouffait des yeux
J’lui souriais et c’est tant mieux

J’me pris une fiente sur l’veston
ça m’fit dessus une tache
J’en vis une aussi sous son nez
Sarkozy avait une moustache
Il prit l’air de rien (à dire très vite)
Ça me rappelait quelqu’un
Qui finit pas bien

I’causait debout en tapant du pied
Qu’ça m’donnait les chocottes
Sarkozy avait les nerfs en plote
Moi j’avais l’air qui sied
Sarkozy aussi

Aux Français, i’ tournait la tête
Qu’ça m’rendait baba
Que je m’demandai où il emmenait ses conquêtes
J’me dis qu’c’était loin de là
Dans l’Hôtel sans soucis
Qu’Sarkozy les avait réunis

I’leur disait d’avoir confiance
J’me disais qu’les français étaient pas nés d’hier
Mais Sarkozy aussi
I’leur fait le coup de l’ouverture
Pi l’coup du grand rassemblement
J’me dis qui faudrait mieux que je prenne une biture
Plutôt que d’voter pour le grand tremblement
ça m’semblait plutôt bancal
Sarkozy aussi

J’me levai pour partir
Sarkozy m’dit me haïr
J’lui répondis qu’ça m’était pas fatal
I m’dit le ciel est bleu
J’lui réponds l’horizon est gris
Sarkozy aussi









--

carte des résultats de François Bayrou

Posté le 23.04.2007 par didierpierflorentin
voilà le résultat

lendemain d'hier

Posté le 23.04.2007 par didierpierflorentin
j'aime beaucoup le cadrage de cette photo ; c'était hier soir.

et bien, voilà c'est fait! entre une certaine tristesse et une réelle joie, mon coeur balance ; comme beaucoup j'imagine...

tant de gens nous on dits qu'ils voteraient François Bayrou que nous y avons cru, j'y ai cru et j'ai voté François Bayrou, la fleur au fusil...

alors certes, 18% c'est fabuleux, extraordinaire même. cette envie de changement me semblait tellement réelle, un peu comme en 1981. mais cette fois-ci, les Français n'ont pas eu ce courage de VRAIMENT envisager autre chose, de penser la France dans le cadre d'une union nationale véritable.
La peur de la nouveauté, de la différence très certainement a joué, la peur de voir également M. Sarkozy accéder à la fonction supprême, tant il fait peur.

Quand je le vois, j'entends un peu de la chanson "Marinella" dont il faudrait que je vous livre les paroles adaptées que j'aie en tête...

enfin, me pose le problème du second tour. pour qui voter ?
certainement pas pour M. Sarkozy. pour Ségolène Royal ? par défaut alors, plutôt contre le premier que pour la seconde...mais encore une fois je ne suis pas décidé à cela.

je pense également, qu'il ne faut pas décevoir l'électorat qui a fait confiance à François Bayrou en lui apportant près de 7 millions de voix en s'alliant à l'un ou l'autre.
ce serait dévoyer le fond de cette NAISSANCE d'un vrai Centre mais je crois François Bayrou suffisament fin politique, considérant que le vote UDF est celui qui décidera du résultat du second tour, pour ne pas jouer les marchands de tapis comme ceux qu'il a tant décrié lors de la campagne.

c'est là que va être la rupture vraie et l'installation d'une crédibilité effective comme force politique du centre...dès lors, la création d'un grand parti du centre est inéluctable, et nécessaire..!

vivement mercredi que François Bayrou se prononce...[/
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Arrivé clairement en tête du premier tour de la présidentielle française, le candidat de droite Nicolas Sarkozy aborde le duel final en favori, mais devra néanmoins livrer bataille contre la socialiste Ségolène Royal pour les voix du centre, clef du scrutin selon les analystes.

La plupart d'entre eux soulignaient dimanche soir que le score élevé du centriste François Bayrou, troisième avec 18,55%, rendait le second tour ouvert malgré l'avance de plusieurs points de Nicolas Sarkozy.

En outre, le 6 mai pourrait tourner au "référendum pro ou anti-Sarkozy", autour d'une personnalité qui, malgré sa force, "pose problème" à beaucoup, selon le politologue Roland Cayrol. "Je ne connais pas de précédent concernant un futur président potentiel qui provoque tant de haine et de rejet", jugeait Dominique Reynié, chercheur en sciences politiques. Néanmoins, soulignait l'analyste Dominique Moïsi, "si on ajoute l'extrême droite, la droite et la moitié du centre, Sarkozy est en position extrêmement confortable".

De premiers sondages d'intentions de vote pour le second tour donnaient dimanche soir Nicolas Sarkozy vainqueur avec 52% à 54% des voix. Selon les baromètres, les électeurs de M. Bayrou se reporteraient à environ 45% pour Mme Royal, alors que de 39% à 54% choisiraient M. Sarkozy, celui-ci récupérant par ailleurs 75% de celles du candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen.

Les sondages des dernières semaines avant le premier tour donnaient tous Sarkozy vainqueur d'un éventuel duel avec Royal. Dimanche, les candidats des deux grands partis ont totalisé près de 57% des voix: 31,11% des voix pour Sarkozy et 25,84% pour Royal, au terme d'un vote marqué par une très forte participation (84,6%), liée au souvenir de l'élimination de la gauche en 2002 par Le Pen.

Les candidats des deux grands partis ont donc mobilisé leur camp avec succès. Toutefois, ni l'addition des forces de gauche, ni celle des forces de droite ne permettent d'atteindre les 50% nécessaires à la victoire: la gauche fait un peu plus de 36%, score historiquement faible, et la droite sans Bayrou 44%. Pour succéder à Chirac, Sarkozy et Royal doivent donc de toute évidence viser le centre.

Autour de 7 millions de Français ont voté pour Bayrou, qui s'est posé en candidat anti-système prônant le dépassement du clivage gauche-droite et qui a fédéré, au-delà de son camp, les voix d'électeurs de droite et de gauche déçus ou effrayés par Sarkozy et Royal, et restés longtemps indécis. Les partisans des deux finalistes tournaient donc dimanche soir leurs regards vers Bayrou, en quête d'une consigne de vote qui n'est pas venue.

Pour s'assurer des sièges de députés, l'UDF centriste pactise habituellement avec la droite. Si Bayrou n'appelait pas à voter Sarkozy, ses troupes le paieraient probablement aux législatives prévues en juin.

Royal doit maintenant tendre la main aux soutiens de Bayrou après avoir rejeté l'idée d'une alliance gauche-centre, que prônaient certains socialistes comme l'ex-Premier ministre Michel Rocard. "Le 'tout sauf Sarkozy' sera son mot de ralliement", mais elle doit aussi susciter "une dynamique" plus positive, jugeait l'éditorialiste de l'hebdomadaire L'Express Christophe Barbier, pour récupérer une part significative des suffrages de Bayrou.

Sarkozy doit, quant à lui, réussir un grand écart délicat: attirer le plus possible de voix du centre sans en perdre trop à l'extrême droite. Car environ 20% des suffrages de Le Pen peuvent se reporter sur la gauche, dans une logique "anti-Sarkozy", préviennent les analystes.

Une consigne de vote de Le Pen pourrait peser lourd. En 1988, le leader d'extrême droite avait refusé de trancher entre Mitterrand et Chirac, vus comme "le pire et le mal". François Mitterrand avait été réélu
.

J-2

Posté le 21.04.2007 par didierpierflorentin
"
Mobilisé et très heureux" à moins de 48 heures du scrutin présidentiel, François Bayrou a lancé à Rouen un message en trois parties aux indécis, réaffirmant notamment qu'il était le seul à pouvoir battre Nicolas Sarkozy au second tour.

A ceux qui n'ont pas encore arrêté leur choix, François Bayrou a affirmé qu'il était d'abord l'homme du changement car "on ne peut pas laisser le pouvoir aux deux partis qui l'occupent depuis 25 ans".

Au-delà des personnes, il a dit vouloir changer la manière de diriger le pays en passant "plus de temps à travailler qu'à se faire la guerre".

Enfin, il a estimé que son projet était "le seul qui puisse l'emporter au deuxième tour contre le candidat de l'UMP".

"Vous avez là les trois conditions qui permettent de répondre à la réflexion de ceux qui s'interrogent", a-t-il dit lors d'une ultime rencontre avec la presse dans un café de Rouen, la plus grande ville UDF de France (110.000 habitants).

Aux côtés du député-maire, Pierre Albertini, il a donné une réunion publique en plein air au coeur de la ville, place du 19 avril 1944, où il rendu hommage à l'ancien maire, Jean Lecanuet.

"J'ai adoré faire cette campagne avec vous et je suis heureux qu'elle s'achève ici avec vous à Rouen", a-t-il lancé devant plusieurs centaines de personnes.

"Je ne perdrai jamais - et si il m'arrivait de le faire vous me le rappelleriez à l'ordre - ce lien avec les Français, spécialement avec les Français les plus modestes, qui n'ont pas de relations, pas de copains, pas de moyens, pas de défenseurs", a-t-il dit. "Président de la République, je serai le défenseur de ceux qui n'ont pas de défenseurs.

DERNIÈRES CONFIDENCES

En début de journée, l'élu centriste avait adressé un message à la jeunesse à Verdun, site de la plus cruelle bataille de la Première guerre mondiale.

"Dimanche prochain, la France va prendre une grande décision pour son avenir et dans cette décision, les jeunes vont jouer un très grand rôle. J'ai voulu penser aussi à d'autres jeunes qui ici sont morts par centaines de milliers, ont donné leur vie pour leur pays, il n'y a pas si longtemps", a-t-il dit après avoir passé un long moment au cimetière militaire de Douaumont.

"Ces garçons-là, ils ont vécu ce qu'il y a de plus horrible à vivre et je trouve que ça méritait une pensée", a-t-il dit avant d'aller rencontrer de jeunes militants - dont certains avait séché les cours pour l'occasion - dans un café de Verdun.

Ce dernier jour de campagne a aussi été celui des dernières confidences et des premiers bilans d'une campagne "formidable".

A la demande des journalistes, François Bayrou s'est de nouveau projeté dans l'après 6 mai, affirmant qu'élu, il n'habiterait pas à l'Elysée et rentrerait le week-end dans la maison familiale de Bordères, près de Pau. "Après tout, George Bush va bien dans son ranch !", a-t-il plaisanté.

Cultivant une fois de plus sa différence avec Nicolas Sarkozy, il a dit son souhait d'être un président simple qui peut aller boire un café dans un bistro sans garde du corps.

Désireux de "faire campagne jusqu'au bout", le député béarnais se rendra samedi à Toulon et votera dimanche à Pau avant de rentrer à Paris pour entendre les résultats.

"Je ne suis ni stressé ni angoissé, mais je le serai peut-être dimanche", a-t-il confié. "Je me sens mobilisé et au fond très heureux parce que le changement dont je rêvais depuis longtemps pour la France est à portée de main".

Plus d'un millier de personnes, dont plusieurs centaines de journalistes sont attendus dimanche au siège de l'UDF rue de l'Université, dont une partie sera fermée à la circulation pour l'occasion
.

votez Bayrou le 22/04/2007

Posté le 18.04.2007 par didierpierflorentin
4 raisons de voter François Bayrou
dimanche 22 avril



François Bayrou sera le président qui rassemble la France.



Il est le seul vote utile pour la France

François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.



Il est indépendant du système


François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.



Il refuse de faire des fausses promesses


Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.




Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien


• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.

• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.

• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.

• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.

• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.

• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.

• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.

• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.

• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.

Retrouvez l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur
www.bayrou.fr ou au 08 11 11 2007


le 22 avril, votez Bayrou





au delà des pôles...

Posté le 18.04.2007 par didierpierflorentin



J-4


François Bayrou a répondu aux questions des internautes au cours d'un chat organisé par L'Express et Orange. Le candidat à l'élection présidentielle a prôné une rénovation de la politique française. Cela passe, selon lui, par un dépassement du clivage gauche-droite.




Commentaire de Camille
A quelques heures du premier tour, comment vous sentez-vous ?
Réponse de François Bayrou
Moi j'ai une idée simple, il faut mobiliser toute son énergie jusqu'à la dernière minute du dernier bulletin de vote. L'élection se joue dans l'énergie qu'on est capable d'y mettre.
Réponse de François Bayrou
Les Français ont entre les mains la capacité de changer les choses. Ça fait beaucoup plus de trente ans qu'on vivait dans ce blocage gauche-droite. On a la possibilité d'en sortir.

Question de sosobej
Etes-vous plus de droite ou de gauche?
Réponse de François Bayrou
Je suis persuadé que les Français vont faire ce choix.
Réponse de François Bayrou
Le fait que je sois qualifié de droite par les uns et de gauche par les autres prouve que je suis au bon positionnement. C'est assez rigolo d'avoir ainsi les deux archaïsmes les deux verrouillages. Moi je me sens très bien dans les deux déverrouillages.


Question de andre43
Comment pourrez-vous gouverner sans aucun espoir de majorité à l'assemblée? Je ne vois pas l'intérêt de voter pour vous.
Réponse de François Bayrou
Je ne sais pas si vous vous rendez compte ce que veut dire le choix des Français de sortir du clivage droite gauche. je n'ai pas l'intention de vivre tout cela comme une manoeuvre, les valeurs que je porte sont compatibles avec la démarche d'une gauche républicaine et d'une droite républicaine qui s'inquiète des dérives de Nicolas Sarkozy.


Question de contact57
Si vous êtes élu président, quelle sera la nature politique de "l'opposition" ?
Réponse de François Bayrou
Il y aura une opposition de droite et une opposition de gauche. J'imagine que Nicolas Sarkozy continuera sur son chemin de droite et Laurent Fabius a déjà planté son drapeau de l'opposition de gauche. Les Français découvrent tout d'un coup que la politique ce n'est pas seulement l'affrontement.
Réponse de François Bayrou
Ce n'est sûrement pas une cohabitation. Dans ma vision du rassemblement, le Premier ministre et le Président travaillent ensemble. Il est nécessaire que ces deux partis-là rencontrent leur heure de vérité. Ça fait 25 ans qu'ils échouent successivement. Je considère que cet électrochoc sera favorable à l'un et l'autre.

Question de soazik
Comment envisageriez-vous ce que suggère intelligemment Michel Rocard ?
Réponse de François Bayrou
Michel Rocard a dit ce que tout le monde sait, il n'y a aucun Français qui ignore que des hommes comme Rocard ou Strauss-Kahn sont complètement compatibles avec des hommes comme moi, car ils ont des valeurs communes, ils ont une très grande proximité.


Question de Véro
Mr Bayrou : DSK vient une nouvelle fois de repousser toute alliance et sous quelle que forme que ce soit. Allez vous encore longtemps lui faire des appels du pied ?
Réponse de François Bayrou
Tout le monde sait que c'est désormais là dans ce grand arc démocrate et républicain qu'on a besoin de répondre aux problèmes du pays, tous les Français le savent et Michel Rocard a eu le mérite de le dire. Il ne l'a pas dit trop tôt, il l'a dit au bon moment.


Question de poupette
Mr Bayrou, je vote UDF depuis M. Giscard d'Estaing mais pour ce 22 avril, je suis très indécise et je ne parviens à trouver la meilleure raison de voter encore cette fois pour votre candidature ?
Réponse de François Bayrou
Le peuple Français est parfaitement gouvernable pourvu qu'on le prenne au sérieux.
Réponse de François Bayrou
Le camp de Nicolas Sarkozy annonce que Giscard le soutiendra. Vous voyez bien que tous les piliers de l'ancien système se rassemblent pour sauver l'ancien système. Ils veulent qu'on en reste à la situation du pays, une forteresse contre l'autre forteresse et je dis que cela ne peut pas durer. Je suis favorable à la rénovation de la politique Française.


Question de Le naïf
Quelle personnalité du centre gauche avez-vous en tête comme Premier ministre ?
Réponse de François Bayrou
Le plus probable, c'est une entente, une coalition qui respecte les deux partis, une majorité avec plusieurs courants. En tout cas, je sais qu'il faut un parti démocrate pour la France.
Réponse de François Bayrou
C'est quand on est élu président de la République et il est important de ne pas mettre la charrue avant les boeufs. Les tickets ont toujours été catastrophiques pour la France.
Réponse de François Bayrou
Ça peut être des politiques.


Question de sophie34
La parité homme/femme aura-t-elle sa place dans votre gouvernement si vous êtes élu ?
Réponse de François Bayrou
Il y aura la parité dans mon gouvernement pour donner des signes. Pour moi les symboles sont importants.


Question de maria
Quelles sont les trois premières mesures que vous prendrez dès votre élection à la présidence ?
Réponse de François Bayrou
Je vous rappelle que lorsqu'il s'agit de mesures législatives on ne peut pas les prendre tant que le parlement n'est pas là. J'ouvrirai une discussion avec l'ensemble des partenaires sociaux.
Réponse de François Bayrou
Mais je veux aussi un plan de lutte contre l'exclusion, je veux qu'on parle des heures supplémentaires. Je veux une grande discussion avec nos partenaires sociaux sur la vie sociale et économique du pays.


Question de lelou
Je n'ai pas totalement saisi votre position concernant l'Europe...
Réponse de François Bayrou
Dans la Constitution, il y a des principes démocratiques qui méritent d'être repris. Je ne souhaite pas abandonner des principes démocratiques de la Constitution, je souhaite qu'on les sépare de tout le reste.


Question de Kok
Envisageriez-vous une VIe République ?
Réponse de François Bayrou
Ce qui compte pour moi c'est les changements institutionnels nécessaires. Je les ferai.


Question de centriste
Vous avez parlé de référendum sur les retraites hier à Lille. Quels sont les autres grands dossiers qui méritent un référendum ?
Réponse de François Bayrou
On ne peut pas faire un référendum sur l'Education nationale. Ce que je mets dans le champ référendaire c'est les problèmes qui méritent l'investissement des Français : les retraites...


Question de siclo30
Quelle dose de proportionnelle envisagez-vous pour les législatives ?
Réponse de François Bayrou
Dans une assemblée on doit représenter les territoires, on doit avoir des élus qui représentent la réalité du territoire Français. Vous devez aussi représenter les opinions. Je suis pour un 50/50. C'est le système allemand.


Question de khifirila
Que pensez vous de la réforme des régimes spéciaux et que comptez-vous faire en ce qui concerne toutes les personnes faisant parties de ces régimes ???
Réponse de François Bayrou
Je suis pour que les régimes spéciaux fassent désormais partie du champ des retraites et que les Français se retrouvent un jour égaux face aux retraites. Moi je pense qu'on peut être intelligent et subtil en disant : nous tenons compte du temps que vous avez passé sous les régimes spéciaux.


Question de remy
Quelle est votre conception des rôles respectifs du président de la République et du Premier ministre ?
Réponse de François Bayrou
Oui. Je vais mettre le droit en accord avec la réalité. On vit dans un système dans lequel la Constitution écrit que c'est le Premier ministre qui conduit la politique du pays. Evidemment, ce n'est pas vrai, c'est le Président.


Question de Feratybeau
L'Euro fort est-il une menace pour l'économie française ?
Réponse de François Bayrou
J'observe qu'il y a un certain nombre de relocalisations car les Français travaillent bien. Je ne suis pas complètement sans espoir du point de vue des relocalisations. On peut lutter contre les délocalisations en jouant sur le cours des monnaies, non pas en effondrant l'euro mais en disant aux Chinois qu'ils ne peuvent pas vivre longtemps avec une monnaie sous-évaluée comme ça. L'euro est un avantage pour les importations, un inconvénient pour les exportations.
Réponse de François Bayrou
Est-ce qu'il faut aller vers un affaiblissement de l'euro? Par pitié non. Je sais que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal disent ça, mais il y aurait des conséquences immédiates, dont la hausse des prix.


Question de iniramlap
Une entreprise faisant des profits délocalise à l'étranger, que feriez vous si vous étiez président ?
Réponse de François Bayrou
Il y a des délocalisations qui peuvent être utiles en faisant fabriquer des pièces moins chères en Asie et en Afrique (exemple Renault avec la Logan) mais aussi des délocalisations abusives c'est quand l'entreprise entière disparaît.


Question de gege
Quel avenir pour les hôpitaux proposez-vous ?
Réponse de François Bayrou
C'est un point clé dans la politique Française, les urgences considérées comme tout le monde comme recours c'est quelque chose qui encombre les hôpitaux et mérite d'être régulé. Je suis pour un rapprochement médecine de ville-urgences. C'est incroyable de voir la charge de travail aux urgences. L'hôpital a fait des progrès de gestion, il faut les saluer. Personne ne restreindra le budget de l'hôpital. Je propose une réflexion régionale sur les besoins en politique de santé : personnel de santé, pouvoirs publics, hôpitaux de proximité...


Commentaire de Fabien
Etes-vous favorable à un pôle européen de l'énergie, pôle qui ne serait pas soumis aux règles de la concurrence ? Idem pour d'autres services publics, comme par exemple l'eau ?
Réponse de François Bayrou
Je suis pour que les Etats ne se dépouillent pas de leur capacité d'action en matière d'énergie. Vous savez que j'ai voté contre la privatisation de Gaz de France. Pour moi en matière d'électricité, en matière de gaz, la puissance publique ne peut pas se laver les mains de la situation.


Commentaire de cerise
Logements trop chers dans le parc privé, quelle est votre solution ?
Réponse de François Bayrou
Je suis partisan de supprimer les cautions et les dépôts de garantie qui créent des disparités entre les jeunes. Je propose une assurance qui règle le problème des dépôts de garantie et de caution.


Question de LUEEN49
Quel est votre programme vis à vis du pacte écologique de Nicolas Hulot ?
Réponse de François Bayrou
Le pacte écologique de Nicolas Hulot est intégralement repris dans mon programme.
Réponse de François Bayrou
Ça mérite un débat ouvert transparent public et sérieux. La France doit trouver un développement et une croissance dans le domaine des énergies renouvelables. En Allemagne on vient de signer le contrat du siècle en matière d'éoliennes, je ne vois pas pourquoi l'Allemagne serait capable de le faire et pas la France.


Question de frouchte
Pourquoi ne parlez vous jamais de l'immigration?
Réponse de François Bayrou
Je ne suis pas pour qu'on traite ces hommes et ces femmes comme des objets, je ne suis pas pour qu'on les cible. La seule chose à faire pour lutter contre l'immigration c'est de développer les pays d'où viennent les immigrés: je suis pour le développement de l'Afrique. Au fond ce que je décris là c'est ce qu'on a fait pour la guerre de 40 et il n'y a pas de raison de ne pas le faire pour l'Afrique.


Commentaire de freedom59
Etes-vous pour la discrimination positive ?
Réponse de François Bayrou
Je suis contre la discrimination positive car c'est une discrimination. J'en parlais avec une journaliste américaine qui me disait qu'ils l'avaient abandonnée et qu'on avait raison de ne pas la mettre en place. Je suis pour la non discrimination c'est-à-dire pour qu'on répartisse à égalité, les places d'entrée pour les Grandes Ecoles sur tout le territoire.


Question de Jamar
Autoriserez-vous le vote pour les étrangers ?
Réponse de François Bayrou
Je suis pour le vote des étrangers aux élections locales mais pas nationales.


Question de cycy
Bonjour, si au deuxième tour il y a Royal et Sarkozy, pour qui allez-vous appeler à voter ?

Réponse de François Bayrou
Je serai au deuxième tour de l'élection présidentielle et toute mon énergie est dédiée à ce combat.

L'Express et Orange

l'effet 21 septembre

Posté le 17.04.2007 par didierpierflorentin


ou la peur du "11 septembre " pour les deux "twin towers"...

Hiératiques, ils le sont par leurs partis respectifs, mais comme tous géants aux pieds d'argile, le dessèchement de leur électorat suivi du ravinement fluctuant mais régulier des vagues d’écœurement minent leurs piédestaux.
Elle est loin la « force tranquille », elle est loin « l’énergie des cols bleus » en bras de chemise, qui promettait un horizon rose ou bleu, qui rassurait les uns, les autres, devant cet avenir incertain.
Depuis des années, l’avenir est gris et force est pour chacun de faire comprendre qu’à ce jeu, c’est à eux-mêmes qu’ils s’auto attentent…
A trop vouloir se servir sans considération de son environnement, la terre se révolte lentement mais surement chaque jour pour être au rendez-vous avec le soleil…
L’heure n’est plus à l’opposition systématique partisane, mais à la cohérence d’une réponse d’ensemble pour chacun.
Le soleil se couchera samedi soir rosacé sur fond bleu d'horizon et se lèvera dimanche 22 avril encore plus orange.


Interview hier par l'Internaut Magazine

Posté le 11.04.2007 par didierpierflorentin


L'Internaute Magazine a posé au candidat les questions de ses lecteurs. Les réponses de François Bayrou.


Comment allez-vous M. Bayrou ?
Je vais très bien, je suis en pleine forme. Les deux semaines qui sont devant nous seront formidables à vivre parce que c'est le moment où le peuple français va décider. Et il va décider, je crois, de changer profondément le paysage politique français. Alors moi, ça me porte.


"Je suis en pleine forme"


Quelle est votre mesure la plus à gauche ou la plus à droite ?
Je ne sais pas ce que la gauche et la droite veulent dire à la vérité parce que pour moi tout se tient. La décision la plus marquante du point de vue social, il y en a deux à la vérité. La première, c'est d'augmenter toutes les petites retraites jusqu'à 90 % du Smic : elles sont aujourd'hui à quelque chose comme 600 euros, et donc c'est un effort très important en direction des gens qui ont travaillé toute leur vie et qui n'y arrivent pas. Et l'autre, c'est un grand plan de lutte contre l'exclusion, qui permettra de trouver à chaque personne au RMI une activité dans la société, qui lui permettra d'arrondir ses fins de mois et en même temps de faire face, de retrouver l'image d'elle-même, celle de quelqu'un de reconnu et non pas comme quelqu'un qui est resté sur le bord de la route. Voilà les deux mesures les plus… sociales, on va dire. Les mesures qui, autrement, sont des mesures en direction de l'entreprise : il y a les deux emplois sans avoir à payer de charges pendant cinq ans, sauf pour les retraites. Deux emplois par entreprise. Mais si c'est une mesure qu'on peut considérer comme en direction de l'entreprise, c'est aussi une mesure que moi je considère comme éminemment sociale.

Vous prônez un gouvernement gauche-droite. Est-ce que vous en avez déjà la trame ou est-ce que ce n'est qu'une idéologie qui vous permettra de gagner un électorat ?
J'ai évidemment déjà en tête la trame de ce gouvernement. Et même des responsables politiques qui m'ont fait savoir qu'ils accepteraient d'en être mais qui ne peuvent pas le dire avant le 22 avril au soir. Parce que jusqu'au 22 avril au soir, chacun est dans son appareil. Si je suis, comme je le crois, sélectionné pour le second tour, sélectionné pour la finale, alors évidemment cela va se dégeler. Et tous ceux qui m'ont fait passer des signes discrets, secrets, tous ceux-là viendront. Et d'ailleurs les autres aussi, car vous vous rendez bien compte que si le peuple français, comme je le pense, décide de réaliser ce grand changement, tous les responsables politiques seront obligés de suivre, autrement ils perdront les élections législatives cinq semaines après. Donc c'est en effet une tenaille formidable pour tous ceux qui veulent faire changer les choses. Première décision le 6 mai. Deuxième décision le 10 juin.

Etes-vous prêt à participer à un débat sur Internet avec les candidats, même sans Nicolas Sarkozy ?
Moi, j'y suis prêt. Je trouve que, évidemment, cela a moins de sens. Mais il n'y a aucune raison de considérer que les Français doivent être privés de débat. Alors je ne sais pas pourquoi les choses ne bougent pas et n'avancent pas. J'ai dit deux choses. J'ai dit à Internet : " Organisez le débat dans la forme que vous voulez ". Mais un grand nombre de responsables de sites Internet m'ont dit, et c'est vrai, que ce n'est pas la culture Internet de ne prendre que les grands. La culture Internet, c'est de s'ouvrir à tout le monde. Très bien. Et puis j'ai dit aux chaînes de télévision : "Il n'y a rien de plus simple. Vous montez le débat. Vous dites que le débat aura lieu. Nous mettrons des pupitres avec les noms, si vous n'êtes pas là, votre pupitre demeurera vide. Et vous verrez que les gens viendront ". Et cependant, il y a une telle chape de plomb sur la vie politique française, qui verrouille tout, que parce que Sarkozy dit non, les choses n'ont pas lieu, donc voilà… Je trouve que c'est une preuve de plus qu'il faut déverrouiller tout ça. Qu'est-ce qu'ils ont à craindre de se montrer devant les Français ?


Comment voyez-vous la France dans cinq ans ?
Je vois la France dans cinq ans comme un pays qui a retrouvé son équilibre. Et qui a subitement découvert que la situation pouvait s'améliorer plus vite qu'on ne le croyait. Je suis très frappé par ce qu'il se passe en Allemagne. C'est le plus grand pays d'Europe, il est voisin du nôtre, on est frontalier, on se connaît bien. Ce qu'il se passe en Allemagne, c'est, en 18 mois, une amélioration de la situation qui était absolument inattendue, impensable. Simplement les électeurs allemands, qui sont malins, comme les électeurs français, ont obligé ces deux partis, qui ont passé 30 ans à se battre, à s'assoir autour de la table et à travailler ensemble pour le bien de l'Allemagne. La croissance était, il y a 18 mois, la plus basse d'Europe, elle est aujourd'hui la plus haute. Le commerce extérieur est en train de battre tous les records. Bref, c'est un pays qui a fait face à ses difficultés et qui y arrive. Eh bien je trouve qu'on devrait faire la même chose.





"Je ne changerai pas de ligne en fonction de mon adversaire au second tour"
Si vous êtes élu, que ferez-vous pour aider les pays pauvres ?
Je trouve cette question très importante. Si je suis élu, je m'occuperai de l'Afrique et je proposerai à l'Europe d'avoir une stratégie de développement de l'Afrique pour que les paysans, ouvriers, techniciens et ingénieurs africains puissent s'occuper eux-mêmes de nourrir et d'équiper leur continent. C'est pour moi quelque chose de très important : je considère comme aussi dangereux pour l'avenir de l'humanité le sous-développement de l'Afrique que la crise du climat.



Que pensez-vous du Darfour ? Si vous êtes élu, envisagez-vous de prendre des mesures concrètes afin de stopper ce nouveau génocide.
Comme vous le savez peut-être, je suis le seul responsable politique français à m'être rendu au Darfour, il y a deux ou trois ans, parce que je voyais bien venir ce qui était en train de se former là-bas, qui est en effet une guerre, un génocide, enfin beaucoup de choses extrêmement cruelles et fortes en même temps.

Qu'est-ce que c'est le Darfour ? Ce sont des dizaines de camps, comportant chacun des dizaines de milliers de personnes qui vivent sur le sable avec parfois une toile de plastique au-dessus de la tête. Ils n'ont rien. Ils n'ont rien et on leur a tout pris à jamais parce que, ce que l'on ne sait pas toujours, c'est que le droit de la terre au Soudan est tel que si vous cessez de la cultiver pendant un an, elle ne vous appartient plus. Voilà pourquoi on les chasse, voilà pourquoi on viole, on met le feu. On fait tout cela pour qu'ils s'en aillent et perdent ainsi leurs terres. C'est donc le désespoir le plus absolu que l'on puisse imaginer.

Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut faire pression sur le gouvernement soudanais pour qu'il accepte une force d'interposition internationale de l'ONU et de l'Afrique. Et pour cela, il est nécessaire que le gouvernement chinois, qui s'est institué comme protecteur du gouvernement soudanais au conseil de sécurité de l'ONU, comprenne que la conscience internationale n'acceptera pas que l'on tolère ces horreurs, alors que l'on sait ce qu'il se passe, et que l'on a en face de soi des armements inexistants. L'arme la plus élaborée doit être une mitrailleuse et peut être un hélicoptère. Ceci est donc un travail international qui mérite que l'on s'adresse aux autorités chinoises, en disant qu'il y a là quelque chose que, même pour du pétrole, même pour des matières premières - puisque c'est cela l'objet de la protection chinoise -, on ne peut pas faire. Voilà ce que j'ai l'intention de faire.

Concrètement, la France est à la frontière du Soudan, au Tchad, mais le plus important à faire est de manifester, en parlant aussi clairement que je viens de le faire, qu'il y a des choses inacceptables. Que l'on respecte tout, mais que quand il y a un génocide, la communauté des nations décide d'intervenir.

Qu'allez-vous faire pour soutenir les salariés du privé ?
Les salariés du privé sont en première ligne dans cette grande affaire. Comment faire pour les protéger et les aider ? Il faut que l'Europe existe et qu'elle s'occupe d'eux. Il s'agit de défendre notre tissu industriel. Comment faire pour les bas salaires ? Il faut inciter vivement les entreprises à partager les bénéfices de leur exercice à la fin de l'année avec leurs salariés.

Vous savez que je propose aussi une forte augmentation des heures supplémentaires - pour ceux qui en ont, car ce n'est pas le cas de tout le monde. Je propose une forte augmentation : passer à 35 % de majoration, alors qu'actuellement, dans les petites boîtes, c'est 10 %. Donc une forte augmentation pour que ça aille mieux. Mais pour le reste, elle a raison. Et il faut dire que l'Etat aussi doit faire l'effort de modernisation nécessaire. Il n'y a pas de raison que ça ne soit que les salariés du privé qui les supportent.


Je travaille à la Direction départementale de l'Equipement. Que pensez-vous de l'avenir des fonctionnaires ?
Je pense qu'il faut des fonctionnaires, qu'il en faudra, mais je pense aussi bien sûr qu'il faut que eux-mêmes fassent le chemin d'adaptation, de modernisation nécessaire. Parce que l'on a vu cette dame tout à l'heure, salariée du privé, et on ne peut pas laisser sans réponse son interrogation. C'est toute la société française qui doit avancer d'un même pas. Mais je suis certain que l'on peut s'adresser aux fonctionnaires autrement qu'en les mettant en accusation. L'effort de compréhension que je pense nécessaire pour toute la société française s'adresse aussi aux fonctionnaires.



A vous de juger si ma question est pertinente ou impertinente. Avez-vous une botte secrète ou une stratégie décisive pour contrer l'UMP et le PS ?
C'est une question absolument pertinente. Je n'ai pas de botte secrète sauf que moi je crois dans le peuple français. Le seul point où je diverge d'avec ce monsieur, c'est quand il croit que le peuple français est versatile. Moi je crois qu'il n'est versatile que quand il s'en fiche. Et, cette fois-ci, il ne s'en fiche pas. Je pense qu'il a compris exactement où l'on en était, qu'il sait exactement l'importance de faire souffler un esprit nouveau sur la politique française. Je pense qu'il a parfaitement compris qu'il y avait, d'un côté, une surenchère de promesses, et de l'autre, une approche plus responsable, complètement différente. La prise de conscience, c'est comme une onde qui s'étend sur la société française. Cette prise de conscience va intervenir. Ma botte secrète, ce sont les Français.



Si vous êtes élu, choisirez-vous Nicolas Sarkozy comme Premier ministre ? Et lui vous choisirait-il s'il était élu ?
(Rires) Je n'ai pas l'impression que ça aille dans ce sens…


Au deuxième tour, soutiendrez-vous Mme Royal ?
Si je suis face à Mme Royal, je ne la soutiendrai pas évidemment. En même temps, voyez-vous, la question est la suivante : je ne changerai pas de ligne politique selon que je serai en face de l'un ou de l'autre des candidats. Je ne vais pas me transformer en candidat de la droite si je suis contre Ségolène Royal, et en candidat de la seule gauche si je suis contre Nicolas Sarkozy. Je vais défendre ma ligne politique, qui est : "Désormais, écoutez-moi bien, on a besoin de travailler ensemble". Si vous croyez que dans votre camp refermé, vous allez apporter quelque chose de bon à la France, vous n'y arriverez pas. Vous êtes trop sectaires. Vous êtes au pouvoir, les autres sont contre. Les uns diront oui, les autres diront non. Ils flingueront ce que vous ferez, ils seront en embuscade. Tout cela, ça ne va pas. Et donc on a besoin, en effet, de ce grand changement qui fait qu'un Président de la République va dire : "Mesdames et messieurs, maintenant, au nom de tout le monde, est-ce que vous acceptez ou est-ce que vous refusez ?". Si vous refusez, les Français en seront juges. Et vous verrez la dureté des Français dans ce cas-là, car les Français veulent qu'on s'occupe d'eux. Ils ont compris qu'il y avait un jeu politique entre UMP et PS. Et pour moi, ce sera ma ligne politique.


"Ma botte secrète, ce sont les Français"
Allez-vous instaurer davantage de proportionnelle pour les prochaines élections législatives ?
Il faut être honnête, pour les prochaines élections législatives, celles qui vont intervenir les 10 et 17 juin, c'est impossible de modifier la loi. D'ailleurs, il n'y a pas de Parlement actuellement présent pour modifier la loi électorale. Ceci ne pourra donc pas se faire pour ces élections-là. D'une certaine manière, ça va offrir une chance de renouvellement très importante aux Français. Car ils vont avoir sous la main leurs responsables politiques, et si ces responsables ne suivent pas la direction que les Français auront choisie d'un nouveau Président et d'une nouvelle entente, ils seront balayés. Donc cela va être aussi une forme de pression. Mais si j'avais pu le faire, je l'aurais fait. Malheureusement, c'est impossible.

En revanche, aussitôt après, oui, on entrera dans la grande réflexion institutionnelle, et on va garantir qu'il y aura de la proportionnelle -moi je propose 50 % des sièges -, de manière à ce que toutes les sensibilités puissent être représentées à l'Assemblée nationalité, que les débats puissent avoir plus d'authenticité, de vérité. De la même manière, je m'attaquerai au cumul des mandats, au droit du Parlement. On va faire toutes ces choses pour que la France retrouve une démocratie normale, au lieu de la démocratie complètement confisquée et monarchique que l'on a à l'heure actuelle.


Que pensez-vous de l'Education nationale ? Ses points forts ? Ses points faibles ? Quelles solutions proposez-vous ?
Point fort de l'Education nationale : elle a été la référence pour tous les pays du monde pendant des décennies. C'était le meilleur système éducatif de la planète, il en reste beaucoup. Il en reste des traditions, des professeurs formés.

Point faible : c'est un ensemble assez découragé, parce qu'il a été pris pour cible par tous les gouvernants successifs pendant des années. Et ces dernières années ont été particulièrement marquantes.

Qu'est ce qu'il faut faire ? Un : les soutenir. Je serai un Président qui soutiendra le système éducatif français. Deux : leur donner, leur garantir les moyens nécessaires. Qu'il n'y ait pas tous les ans la chasse aux postes, comme cela arrive. Trois : s'attaquer aux points faibles, c'est-à-dire, regarder en face les problèmes qui se posent, et puis décider, par un contrat, que par exemple, en cinq ans, on va les résoudre.



Alors quels sont ces problèmes ?
- Premier problème : il y a 20 % d'enfants qui entrent en 6e sans savoir lire. Vous ne pouvez pas réussir sans savoir lire, c'est impossible, vous êtes abandonné, vous devenez marginal, c'est criminel.
- Deuxième problème : avoir des établissements dans lesquels règne le calme. Et qu'on se fixe cela comme objectif. C'est tout bête le calme, mais si les gamins ont peur dans la cour de récréation, alors vous n'êtes pas dans la République.
- Troisièmement, qu'il y ait de l'excellence et de la réussite partout : autant dans le plus lointain des collèges de banlieue ou dans mes vallées pyrénéennes qu'à Henri IV ou Louis le Grand. Parce que les enfants sont intelligents partout de la même manière, n'est-ce pas ? Et donc il n'y a aucune raison que les uns se voient offrir une chance, même si c'est très bien, et pas les autres. Il faut que les autres puissent saisir la même chance. Et pour moi c'est cela l'objectif.
- Quatrièmement : on a un grand problème d'université, très compliqué, parce que ça demande des moyens qu'on n'a pas donnés jusqu'à maintenant. Cela demande à réfléchir à l'articulation universités/grandes écoles. Cela demande à réfléchir à la place de la recherche dans la société française.

Par exemple, je l'ai dit l'autre jour, j'ai, moi, une interrogation profonde sur l'ENA. Et je pense qu'il faut remplacer l'ENA par un autre système de recrutement. Dans tous les autres pays développés du monde, pour entrer dans la haute fonction publique, il faut avoir fait un travail de recherche à l'université, un doctorat. C'est la voie royale pour entrer dans les postes de responsabilité dans le privé et dans le public. Pourquoi est-ce que ce n'est pas le cas en France ? Vous voyez tout de suite ce que cela veut dire comme changement profond de philosophie des rapports entre l'université et la société...

Et puis il y a des tas de problèmes d'orientation. Il y a beaucoup trop de jeunes qui entrent à l'université sans savoir comment ça marche et qui croient qu'ils vont rencontrer un prolongement de lycée, alors que ce n'est pas le cas. Donc il faut qu'au lycée, on fasse une préparation à l'autonomie des étudiants à l'université. Et je voudrais que la classe de terminale soit revue dans ce sens, une formation à l'autonomie. Vous voyez ça fait beaucoup, beaucoup de choses… Qu'est-ce que je peux vous dire d'autre ?

J'aime l'Education nationale. Alors je sais bien que ce n'est pas à la mode, je sais bien qu'il y a beaucoup plus de voix à gagner en expliquant qu'ils ne sont pas à la hauteur... Mais moi, en tous cas, je les défendrai.




Que comptez-vous faire pour les retraités ? Merci de votre réponse.
Je compte augmenter les petites retraites et le minimum vieillesse qui est aujourd'hui de 630 euros environ. Je compte l'augmenter pour le passer à 90 % du Smic et j'espère qu'il y aura des adaptations pour les autres retraites.


Allez-vous augmenter les allocations des personnes handicapées ?
Je crois que c'est nécessaire. C'est très cher mais je crois que c'est nécessaire, parce que là aussi les 600 euros par mois, c'est difficile ! Mais je ne prends pas d'engagement chiffré parce que je n'ai pas chiffré cette question. Et je ne l'ai pas fait parce que je sais à l'avance qu'elle coûte très cher. Mais c'est vrai que les personnes handicapées sont dans une situation souvent inquiétante, car que fait-on avec 600 euros par mois ?

Dans vos interventions, vous n'avez pas parlé de votre position vis-à-vis de la recherche scientifique en France. Quelle est-elle ?
Non seulement j'ai parlé de la recherche scientifique, mais j'ai même écrit sur la recherche scientifique puisque dans mon livre "Projet d'espoir ", sorti il y a un mois, j'indique que, selon moi, la recherche et la création d'entreprises, et la création culturelle, tout cela est la même chose : un pays qui se met en situation de création, une société qui devient une société de création.

Qu'est-ce que je propose pour la recherche scientifique ? Je propose que l'on augmente son budget, avec un plan pluriannuel, de 5% par an pendant dix ans de manière à doubler ce budget ou presque en accélérant sur la fin. Je propose aussi que l'on fasse une politique de relocalisation des chercheurs qui se sont délocalisés. Donc installations de laboratoires, donc pôles de compétitivité, toutes ces choses. Plus une disposition originale : exonérer d'impôt les revenus des brevets de manière à ce que quelqu'un qui trouve quelque chose de très important ait intérêt à s'installer en France.


"Je serai un Président qui soutiendra le système éducatif français"

Je suis un ancien professeur d'éducation physique. Je voudrais savoir ce que vous allez faire pour le sport à l'école, alors que le ministre de l'Education nationale essaie de supprimer cette activité.
Je suis d'accord pour rétablir tous les moyens du sport à l'école et pour faire que tous ces moyens soient utilisés pour le sport à l'école. Ce qui mérite un effort général. Vous vous souviendrez peut-être que, ministre de l'Education, j'avais augmenté l'horaire de l'éducation physique en sixième et en terminale, ce qui avait été à l'époque une mesure significative pour l'activité du sport à l'école. Je suis d'accord pour rétablir tous les moyens et que l'on fasse ce travail là.


Quelle question auriez-vous aimé qu'on vous pose ?
Au fond, la seule question qui se pose, dans beaucoup d'esprits, c'est "Est-ce que c'est possible ?". Je crois qu'un très grand nombre de Français ont entendu ce que je disais, y adhèrent au fond. Ils se disent " Oui, c'est vrai, les anciens clivages, ça va bien ! Cela ne veut plus rien dire, et ça nous conduit dans le mur ! Ils y adhèrent.

La question qui se pose est : "On a confiance en lui, mais est-ce qu'il y arrivera ?". Et moi je voudrais leur dire une seule chose : c'est plus que possible, c'est certain, si vous votez dans ce sens. Parce que ce que vous ne voyez pas, c'est la puissance du peuple français face à ces deux appareils qui, au fond, sont des appareils dépassés, dont tout le monde voit bien qu'ils sont fragiles, qu'ils ne s'entendent pas entre eux, qu'il y a des bagarres en leur sein. Si le peuple français, tranquillement, face caméra, dit, par le résultat du premier tour : "Nous sommes déterminés à obtenir une union nationale de tous ceux qui acceptent de travailler ensemble pour redresser le pays" , si le peuple français dit ça, il a l'arme la plus irrésistible pour le faire respecter. L'élection présidentielle : c'est le 6 mai ; l'élection législative : c'est le 10 juin. Donc, ceux parmi les hommes politiques qui refuseront d'entendre le message, le 10 juin, les Français les renverront à leurs chères études. Et c'est cinq semaines après. Et c'est une décision de citoyen. C'est parce qu'il y a cette succession d'élections que c'est non seulement possible, mais certain. Ils ne pourront pas faire autrement. Alors cela les embêtera, mais ils ne pourront pas faire autrement. Et donc vous avez entre les mains, sans la moindre possibilité de réticence, vous avez entre les mains l'arme pour obliger le monde politique à changer. Il faut élire un nouveau Président, avec ce mandat du 6 mai, et il n'y en a qu'un possible, c'est moi.

Et puis le 10 juin, vous allez voir que tout d'un coup, tout le nouveau paysage politique va se mettre en place. Les gens ne cesseront pas d'avoir des différences, c'est bien qu'ils en aient. Mais tout d'un coup, ils seront autour de la table, et ils devront travailler ensemble. Il restera bien sûr une opposition de droite, et j'ai même l'impression que je connais celui qui portera l'opposition de droite. Il restera une opposition de gauche, et j'ai cru apercevoir un certain nombre de personnes, par exemple Laurent Fabius, qui avaient déjà planté leur drapeau sur leurs positions de gauche. Il restera les deux, mais au centre, dans le monde républicain, il y aura une large majorité dont les Français verront qu'elle n'est pas partisane, pas sectaire, décidée à entendre toutes les opinions. Et puis on va se mettre en marche pour prendre les problèmes un par un et apporter des réponses une par une. Et moi, je serai Président de la République, garant que l'on dit la vérité aux Français, que l'on ne leur raconte aucune histoire sur les difficultés de notre temps. Et qu'en même temps on va décider ensemble, sans que personne ne soit trompé, sans qu'il y ait de passage en force, sans matraquage, comme nos voisins allemands sont en train de le faire, on va décider ensemble de devenir un peuple qui se redresse. Et moi, en tous cas, j'ajouterai que le Président fera attention à tout le monde, y compris aux plus faibles. Et il ne sera pas enfermé à l'Elysée.


Pécresse ou la posture de

Posté le 10.04.2007 par didierpierflorentin


... celui qui ose tout, c'est d'ailleurs comme cela qu'on le reconnait (suivez mon regard! et merci Audiard).

Décidément, en ce moment, ils sont en forme les amis de " M'sieur Nicolas",


Fous du boulot,
24 heures sur 24,
frais et dispos,
De vrais robots, toujours à l’affût, jamais au repos,
Vos amis maintenant sont devenus des cerveaux...
M'sieur Nicolas, c’est plus réglo, c’est la mort du boulot,
pensez à nos femmes et à nos marmots,
car ils sont tous devenus "on"...

(ps : libre interprétation de la chanson générique des "Brigades du Tigres")

Alors quand l'une dit que la posture de (François) Bayrou devient une imposture, je me demande quelle "on"posture elle incarne elle..!?

Où y'a d'la gêne, y'a plus de plaisir!

Posté le 10.04.2007 par didierpierflorentin


Alors là, c'est le pompon!
Après le ministère de l'identité nationale et de l'intégration, voici le "Dr Sarkozy" qui nous raconte que les populations suicidaires et pédophiles auraient cela dans leurs gènes.
Où y'a d'la g..., y'a pas de plaisir! si on veut aller par là.

Mais ce ne sont plus que des relents fascistes et eugénistes, ni populistes et polémiques, ce sont carrément des propos qui rappellent facheusement une "drôle" d'année 1933 en Allemagne... puis juste avant que la France ne tombe dans les bras du Maréchal...
Elle est où la République dans tout cela sinon dans la consternation de certains, peu nombreux, et dans l'indécision de beaucoup d'autres.!?

Certains de nous de ressasser ces valeurs républicaines avec force de "tricolorité", comme d'aucun parlaient de judéité, de négritude, etc...
C'est infamant, diffamant, ignorant, écoeurant et inique et cette campagne, souvent inintéressante car complètement à côté des attentes des Français, devient carrément ordurière, faisant le lit à la lie politique...
Je veux croire que ceux qui ont quitté l'UDF pour rejoindre l'UMP bouffent leurs chapeaux devant tant de rejet des valeurs humanistes qui sont censées être les leurs...
Il est des courages qui autorisent la fuite opportuniste, d'autres qui ne permettent pas de continuer à se renier. C'est là la différence entre la Résistance de dernière heure (voire d'arrière garde) et celle, et seule qui vaille la peine, immédiate ...
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