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didierpierflorentin
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actualité, coup de gueule et libre parole
Catégorie :
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Date de création :
02.01.2007
Dernière mise à jour :
16.03.2008
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l’observance thérapeutique sous ordonnance

Posté le 12.01.2007 par didierpierflorentin
Argumentaire n°207

Médicament : l’observance thérapeutique sous ordonnance


L’Assemblée a adopté les dispositions législatives nécessaires à la mise en conformité du droit national avec les directives communautaires régissant le médicament.

Jean-Luc PREEL (Vendée) a regretté qu’une nouvelle fois le gouvernement dessaisisse la représentation nationale d’une question fondamentale, celle de l’observance thérapeutique. En effet, l’article 29 que l’UDF souhaitait supprimer au profit d’une concertation plus approfondie, prévoit que le gouvernement organise par voie d’ordonnance les modalités de ce suivi thérapeutique lié à l’usage d’un médicament, dont les laboratoires pourraient se saisir en lieu et place des professionnels de santé.

Il a également dénoncé le cavalier législatif consistant à poser par voie d’amendement, des restrictions à l’exercice du métier de psychothérapeute. Il aurait été nécessaire encore une fois de poser un débat plus large sur l’exercice de la psychologie et de ne pas se cantonner à des restrictions d’exercice pures et simples.

Le Groupe UDF à l'Assemblée Nationale s'est abstenu
.


[i]texte La lettre d'information hebdomadaire des députés du groupe UDF n°80 - 12 janvier 2007


www.bayrou.fr :
Le site de campagne de François BAYROU est en ligne! Retrouvez sur ce site de "rencontre démocratique" l'ensemble des prises de position de notre candidat. A vos souris...







Comité de rédaction:
Rédacteur en chef : Pierre-Emmanuel Portheret
Rédacteurs : Marine Chatillon, Dorothée Coucharriere, Alexandre Fontana, Séverine Dupagny.
Maquette : Marine Chatillon
Photographies : Groupe UDF et Assemblée nationale

Groupe UDF - Assemblée nationale
Tél.. : 01 40 63 67 01 - fax : 01 40 63 52 25
Pour toute remarque, suggestion, commentaire, abonnement, désabonnement : groupean@udf.org

[/i]



--

DEVELOPPEMENT TERRITORIAL DE l'OFFRE DE SOINS

Posté le 08.01.2007 par didierpierflorentin
A l’image du monde dans lequel il évolue, l’hôpital, principalement public, souvent présenté comme le miroir de la société, se trouve aujourd’hui écartelé entre des exigences contradictoires.

D’un côté, les urgences hospitalières accueillent de plus en plus de personnes âgées et de personnes démunies, nécessitant une prise en charge globale qui dépasse les soins purement médicaux.
Depuis la canicule de l’été 003, une tendance lourde s’est renforcée : l’hôpital public joue un rôle croissant en termes de recours social pour les personnes en situation de précarité.
Cela est notamment vrai pour les « nouveaux pauvres » exclus d’un système économique en pleine mutation, et en particulier du système de soins ambulatoires de plus en plus formaté pour une prise en charge « normalisée », et du système de soins hospitaliers dont la prise en charge est marquée par une technicité et une hyperspécialisation croissantes.
Parce que tous ces facteurs d’évolution majeurs interpellent directement ses missions de service public, l’hôpital public est au cœur de cette problématique.

De l’autre, la médecine hospitalière, pour les soins programmés, devient de plus en plus technique, spécialisée et coûteuse.
Finalement, deux univers différents cohabitent au sein de l’hôpital : peuvent-ils se comprendre ? Que peuvent-ils faire ensemble ? Quelles sont les passerelles possibles ?

Tous les ingrédients d’une crise des valeurs, d’une véritable crise de l’identité hospitalière, sont alors en place.
Cette crise se traduit par l’émergence de questions nouvelles, qui commençaient tout juste à être posées en 1983 : quelles sont finalement les missions de service public hospitalier qui font l’honneur de l’hôpital public ?
L’économique doit-il primer sur les soins ? Comment assurer la cohérence des réformes en cours ? Jusqu’à la réalisation du SROS 3 et à ses déclinaisons territoriales, rien ne permettait de définir véritablement un projet clair, cohérent et assurant l’adhésion de tous les acteurs de la graduation des soins.
L’incontestable question, jusqu’au début des travaux des différentes Conférences de Territoires, réside dans la place et le rôle de l’hôpital dans le système de distribution des soins : quel hôpital demain, et pour qui ?.

Il s’agit d’abord de répondre à cette question pour l’hôpital public, qui est au cœur, voire le cœur, de notre système de santé.
Mais, l’hôpital public pouvant de moins en moins agir de façon isolée, la réponse à cette première question en conditionne d’autres relatives à l’avenir du système de distribution des soins dans son ensemble et à la place de l’hôpital public par rapport aux autres acteurs de santé.

PESPECTIVES d’EVOLUTION

Dans un environnement de plus en plus complexe, des tendances lourdes se dégagent, qui vont peser sur l’hôpital public aujourd’hui pour demain : économie des moyens et transparence des coûts dans le cadre d’une politique de régulation des dépenses de santé, adaptation de l’offre de soins au vieillissement démographique, accélération du progrès médical, amélioration de la qualité des soins grâces à l’évaluation des traitements et des pratiques médicales, renforcement des droits des usagers et du pilotage régional.
Depuis la fin des années soixante-dix, la plupart des avancées législatives ont pour pivot la circonscription régionale et la création des SROS.
La voie suivie jusqu’à aujourd’hui pour la régionalisation de la santé a été celle d’une déconcentration des compétences de l’Etat, dont l’objectif principal a été la rationalisation des dépenses de santé.
Il est d’évidence que les recherches d’une meilleure cohérence et d’une meilleure coordination des acteurs sont la base de cette régionalisation, afin de remédier aux disfonctionnements liés à l’éclatement des responsabilités et des interlocuteurs (DRASS/DDASS, ARH, URML, URCAM, CRS, Conférence Régionale de Santé,…). La gestion du dispositif de régulation repose maintenant sur les ARH, en mesure de manier efficacement les outils de pilotage créés ou renforcés (cf. ordonnance du 24/04/1996).

Toutefois, les lacunes, les insuffisances et les ambiguïtés du système actuel ont contribué à raviver le débat sur la nécessité et le contenu d’une nouvelle réforme qui irait au-delà de la simple déconcentration représentée par l’ARH, afin de permettre une véritable régionalisation du système de santé (cf. rapport santé 2010 et Livre Blanc SSAM/Comm.Plan 1994 et Rapport Préel,2002).
A cet égard, la loi du 13/08/2004 relative à l’assurance maladie comporte des dispositions novatrices (art. 67 et 68) préparant à la création des ARS, et créant les MRS.

Sur le plan institutionnel, une régionalisation accrue ne manquera pas de poser la question du contrôle démocratique des ARS.
Contrairement à l’ARH, qui est une administration déconcentrée dont la commission exécutive est souvent décriée comme un organe technocratique placé sous la responsabilité d’un préfet sanitaire, l’ARS devrait bénéficier d’une plus grande légitimité démocratique ; ce qui impliquerait un rapprochement avec les collectivités territoriales, et surtout une réaffirmation de la place des partenaires et des acteurs sociaux dans la gestion de l’assurance maladie et de la prise en charge des soins.
Compte tenu de l’importance croissante des questions de santé au niveau régional, il n’est pas exclu que, à terme, le directeur soit obligé de rendre compte de son action et des dépenses de son agence à un conseil régional de santé.
Cette déclinaison de l’ARH vers une ARS, dans la perspective de décentralisation accrue du système de santé, soulèvera de multiples obstacles et difficultés dont une, majeure, réside dans le risque d’inégalité de traitement des usagers, selon les disparités de richesses fiscales des régions…

Les missions des hôpitaux sont/seront de fait à redéfinir à chaque échelon de prise en charge dans chaque région et dans chacun de leurs territoires.
Plusieurs rapports récents ont tracé de nouvelles pistes, dont le SROS 3 se fait l’écho, de restructuration de l’offre hospitalière pour les années à venir.
Ainsi, le rapport Domergue/Guidicelli (2003) préconise de réunir les établissements en les hiérarchisant (CHU, hôpitaux généraux, hôpitaux de proximité) et de définir clairement leurs missions de soins. Le SROS 3 a été décliné dans le cadre des recommandations de ce rapport qu’il n’est pas nécessaire de détailler ici.
Toutefois, il me semble qu’un élément de cette restructuration hospitalière doit être relevé spécifiquement.
En effet, véritable premier niveau de prise en charge sanitaire et sociale, facilitateur du maintien ou du retour à domicile, voire de l’HAD avec les SSIAD, l’hôpital local doit retrouver sa place légitime au sein du système de santé.
Situé à l’articulation entre le médical et le social, entre la ville et le centre hospitalier, entre le curatif et le préventif, il devrait jouer un rôle de premier plan dans le parcours du patient et la mise en place des réseaux de soins sur un territoire de santé.
Il peut être à la fois facilitateur dans le parcours de soins d’un patient (hébergement temporaire pour permettre aux familles d’organiser la prise en charge d’une personne en perte d’autonomie, séjours de répit, aides aux aidant, etc…), et comme réponse aux urgences médicales de premier niveau.
L’hôpital local pourrait être aussi un maillon essentiel des réseaux de soins gérontologiques ou d’autres formes de réseaux de prise en charge des pathologies chroniques somatiques ou psychiques, voire réseau périnatalité (éducation thérapeutique pour le diabète en lien avec un centre hospitalier de référence, addictologie, …).

Il convient que l’hôpital local retrouve également sa mission historique de prévention, notamment en matière d’éducation sanitaire, surtout en direction des jeunes habitants en milieu rural (obésité, addictologie, éducation sexuelle).

Il est possible d’imaginer que dans un avenir proche, le système public hospitalier se décomposera en trois catégories d’hôpitaux : les hôpitaux locaux, les centres hospitaliers (généraux et spécialisés), les centres hospitalo-universitaires, selon un ordre de technicité croissant :

Niveau 1 :
Les hôpitaux locaux seront bientôt les plus nombreux, très insérés dans un territoire de santé, centrés sur la gériatrie, la prévention, les réseaux de soins, et certainement, véritables plateaux de services pour les professionnels libéraux (par exemple, dans le cadre des conventions de maisons médicales de garde mi-publiques mi-privées).


Niveau 2 :
Les centres hospitaliers en nombre plus réduits, qui seront les « pôles ressources » des hôpitaux locaux, et qui continueront à assurer la graduation des soins, les SAU et auront souvent une seule grande spécialité correspondant aux besoins de la population.

Niveau 3 :
Les pôles de haute technicité que sont les CHU en moins grand nombre et tournés vers l’innovation. La mission de proximité revendiquée par les CHU devrait donc s’exercer en fonction du degré de technicité requis par la prise en charge d’un patient donné ; ce qui signifie l’adjonction dans ou à côté d’un CHU, de plateaux techniques de niveau 1 et 2…



Dans la préparation du projet médical de territoire sud-ouest de Basse-Normandie, il est apparu nécessaire d’intensifier la mise en place des réseaux territoriaux sanitaires et médicosociaux, publics et privés.
Alors que se donne l’acte de la décentralisation et donc de l’aménagement du territoire, par les SROS et particulièrement par le SROS 3 2006/2011, se joue la place conférée aux établissements hospitaliers publics et privés, dans une perspective de coopération régionale entre structures afin de pouvoir répondre aux besoins et à l’évolution des populations dans un cadre territorial de santé spécifique.
Les SROS 3 déclineront l’assurance d’une organisation territoriale permettant le maintien ou le développement d’activités de proximité notamment dans le cadre des hôpitaux locaux et établissements de santé privés de proximité ; ainsi que la mise en place d’une organisation graduée des plateaux techniques.
L’esprit étant de répondre aux objectifs de santé publique…
Naturellement, les nouvelles possibilités qu’offre la télémédecine seront développées dans chaque territoire afin de faciliter cette continuité des soins, pour une efficacité de prise en charge plus grande encore.

Face à la lourdeur de certains investissements à réaliser, la mutualisation des moyens est indispensable et vivement recommandée par les orientations des SROS 3. Le partage des plateaux techniques, des équipements de lits, la mise en place de gardes communes, notamment en chirurgie et en obstétrique, s’imposent afin de garantir encore et toujours la permanence des soins.
C’est par l’ouverture et la collaboration sincère entre les établissements publics et privés que les engagements conventionnels pourront se développer, comme avec des GCS (cf. ordonn. 04/09/2004).

L’hôpital public sera ainsi à l’avenir, à l’exception des CHU de haute technicité, un hôpital de taille moyenne, avec un réseau amont/aval très développé.
Ce réseau sera complété par la place importante qui devra être faite aux structures intermédiaires telles que les CLIC, destinés à retarder au maximum l’hospitalisation des personnes âgées, souvent facteur d’aggravation, voire de grabatisation. Dans la mesure du possible l’HAD sera privilégiée, comme le préconisent d’ailleurs les SROS 3, afin de désengorger les services de traitement des maladies mais également afin de permettre aux personnes dont l’état le permet, de rester dans leur lieu habituel de vie et de préserver leurs lien social et familial.

Par ailleurs, la mise en œuvre de véritables réseaux de soins ville-hôpital est aujourd’hui une nécessité. L’hôpital, en raison de son plateau technique et de ses missions d’enseignement et de recherche doit être un élément central et moteur de cette évolution, en liaison avec tous les partenaires institutionnels et territoriaux.
Ce réseau doit également assurer l’une de ses missions majeures : la prévention et les soins de prévention. L’hôpital est par définition la structure la mieux organisée pour l’éducation sanitaire et épidémiologique, par rapport aux médecins de ville/campagne démunis et/ou isolés et sans moyens, et certainement la plus légitime par sa mission de service public hospitalier.

L’une des réponses au risque d’embolisation de l’hôpital réside dans une action volontariste en amont et en aval de ses missions, car souvent variable d’ajustement de ce que certains ne veulent pas faire, par la prise en charge non structurée de toutes les catégories de la population.
En amont, la mise en place d’une véritable politique d’éducation sanitaire, devant réduire à terme le nombre de personnes venant en consultation « bobologique », et le renforcement, voire la création dans certains cas, des liens avec la médecine de ville.
En aval, par un maillage étroit avec les hôpitaux locaux, les réseaux de prise en charge sanitaire et/ou sociale, plus généralement les acteurs médicosociaux.

La multiplication des alternatives à l’hospitalisation classique, le développement des pathologies chroniques liées au vieillissement et aux situations de dépendance, la médicalisation croissante de la prise en charge du handicap rendent chaque jour plus artificiels les cloisonnements sectoriels de l’organisation administrative et financière établie jusqu’alors entre l’hôpital, la médecine de ville et le secteur médico-social.
La territorialisation des régions sanitaires dans un premier temps et, à terme, la transformation véritable des ARH en ARS, va permettre le décloisonnement des échelles d’intervention sanitaire au profit d’une meilleure coordination des moyens, des intervenants autour de la prise en charge des patients.



CONCLUSION

Pour accomplir sa mission de soigner le mieux possible tout le monde, à tout moment et au meilleur coût, d’accompagner chacun dans son parcours de soins et post-soins, les structures sanitaires et médico-sociales doivent s’appuyer sur trois valeurs de qualité, d’équité et d’efficience, qui fondent elles-mêmes la qualité globale du système.

La qualité ne doit pas se limiter au seul champ des soins médicaux, mais être comprise comme la prise en charge globale du patient, celui-ci ne pouvant se résumer à la somme de ses pathologies.

L’équité pose le principe de la non-discrimination et de permanence des soins, donc de leur accessibilité à qualité égale.

L’efficience ne peut se réduire au seul rapport efficacité/coût en intégrant impérativement le rapport risque/bénéfice et l’utilité de l’acte médical en tant que tel.

Dans ce monde de la santé qui évolue, à la fois avec la vitesse des progrès technologiques et contraint par ses nouvelles obligations financières, la mutualisation des moyens et la rapidité de la transmission de l’information sont les maîtres mots de son avenir.

Hôpital et clinique doivent trouver leurs places dans un territoire de santé et jouer un rôle central en matière de soins préventifs, curatifs et palliatifs.

D’une part, leur mode de financement, pour l’hôpital public au moins, doit être véritablement plus équitable et plus efficace, en prenant mieux en compte l’activité réelle de chaque établissement, même si celle-ci ne peut être le seul critère d’allocation de ressources.
Le mode de financement doit intégrer impérativement la qualité des soins dispensés, donc leur évaluation périodique et le positionnement de l’établissement dans son territoire de santé.

D’autre part, cette mutation ne pourra se faire sans l’aval de tous les acteurs de santé et usagers de santé dans le cadre d’un débat national et déconcentré comme les nouveaux processus de démocratisation l’autorise aujourd’hui. Ceci afin de permettre à tout un chacun de comprendre et de participer à l’évolution de la structuration sanitaire de l’offre de soins.

Enfin, il conviendra de résoudre la contradiction entre l’augmentation du coût de la santé et l’étroitesse des marges de manœuvre financières. Il est utopique de penser que les dépenses pourront diminuer par de seules manipulations structurelles dans le cadre des lois de financements et de leurs déclinaisons.

[i][b][i] [SIZE=14]L’objectif premier est d’assurer des soins de qualité à tous, tout en recherchant l’optimisation des ressources allouées et sans éluder la réflexion sur l’aptitude de chaque acteur ou institution à répondre aux besoins réels.
La territorialisation est la porte d’entrée au second, composant une nouvelle organisation en regard des moyens à disposition au seul bénéfice de la mission dévolue et dans une coopération effective de tous les acteurs
[/SIZE]
.[/i][/b][/i]

La controverse de Galilée…

Posté le 05.01.2007 par didierpierflorentin
[SIZE=14]Où la vérité universelle comme mauvaise « éternalité ». [/SIZE]


Rien n’est jamais identique à rien au point d’expliquer tout acte présent par des faits antérieurs. Et inversement : d’une regard d’aujourd’hui, juger, justifier ou expliquer une pensée antérieure au détriment de ce qui fonde la Liberté universelle de l’individu : le jugement proprement serein.

De fait, aujourd’hui, apparaît une sorte de reniement général de ce qui a fait la France depuis soixante ans, portant « la rupture » à son paroxysme.
Une sorte de va-t-en-guerre, voire de pré consulat, voulant contrer définitivement ce modèle social et républicain français, si cher aux français, à cette gauche qui n’en finit pas de ne pas réagir et à un humanisme gaulliste, d’un autre temps sûrement…

A croire que cette « nouvelle France », voulu par le « charismatique » leader de la majorité actuelle et par nombre de ses « compagnons », veut mettre cul par-dessus tête tout ce que le centre démocrate-chrétien depuis 1945 a mis en place (et avant lui le Front Populaire), sous couvert de « modernité » en se résolvant à accepter les lois de la mondialisation comme une fin en soi.

Cette « real politique », réactionnaire et négativiste (pour ne pas dire négationniste) qui déprécie la valeur nationale, dévalorise toute spécificité ou exception française, au profit d’une politique néo-atlantiste, qui répudie ses propres valeurs issues de la Résistance, a des relents néo lepénistes, néo pétainistes dangereux, schizophrènes voire revanchards à l’égard des années Mitterrand, Chirac et même gaullistes.

Avec cela, il faut être optimiste et combatif, car la France bouge, comme les icebergs, doucement, silencieusement avec quelques craquements ici ou là, mais efficacement car il n’est pas possible de parler de démission civique, au regard du taux de participation au second tour de l’élection présidentielle de 2002 et à celui du référendum de 2005.

La structure politique actuelle ne peut que s’adapter, si elle ne veut pas être avalée par cette inanité réactionnaire et, contradictoirement, par le réveil « de la masse dormante », l’obligeant à une radicale restructuration indispensable pour répondre à ce renouveau demandé par elle contre les tenants de la pensée unique inique.

L’UDF est sur cette voie, constatant et criant haut et fort cette différence d’interprétation de la situation, préférant l’espoir en l’avenir, l’unité nationale pour de réelles valeurs humaines, européennes, refusant l’inadéquation, l’irrationalité et l’irréalité du discours « décliniste », insécuritaire, voire totalitaire et archaïque.

L’UDF, c’est la goutte qui rebondit sur l’eau, au milieu des vagues.

demain : Utopia ou Europa ?!...

Posté le 05.01.2007 par didierpierflorentin
Au 21ème siècle, il y aura une nation extraordinaire ; grande de peuples et de cultures, ce qui ne l’empêchera pas d’être libre. Elle sera illustre, riche, pensante, pacifique, cordiale à elle-même et au reste de l’humanité.
Elle aura la gravité douce d’une aînée ; elle considèrera le gaspillage du sang humain inutile et intolérable. L’indignation que nous avons contre les extrémismes, elle l’aura devant les guerres. Elle trouvera insupportable cette oscillation de la victoire aboutissant invariablement à de funèbres remises en cause des équilibres fragiles, et se souviendra toujours que Austerlitz s’est conclue à Waterloo.
Elle admettra la vindicte contre les intellectuels juste comme nous admettons la vindicte contre les astronomes et, sans rapprocher les caricaturistes de Galilée, elle ne comprendra pas plus la violence contre la caricature que la prison pour Galilée.
Elle sera pudique et indignée devant les barbaries ; le sang des victimes innocentes la fera se dresser contre l’affront des aveugles.
La circulation et l’échange sera préférée à la stagnation ; on ne s’empêchera plus d’aller ni de venir ; aux fleuves frontières succèderont les fleuves artères.
Sous son impulsion, la longue traînée des misérables, les meurt la faim et les va-nu-pieds, ces frères douloureux et vénérables d’Afrique et d’ailleurs resteront chez eux grâce à l’aide réelle au développement que cette nation lui apportera, laissant dernière nous nos actuelles splendeurs myopes et nos prospérités égoïstes, pour que nos tables soient servies sous le même soleil….
L’humanité essaimera alors hors de la cité-mère, devenue étroite et couvrira de ses ruches les continents en développement, et la Terre sera vraiment la maison de l’Homme, et rien n’en sera perdu. Quiconque voudra aura sur un sol vierge un toit, un champ, un bien-être, une richesse personnelle, à la seule condition d’élargir à toute la terre l’idée patrie, et de se considérer comme citoyen et laboureur du monde. Cette propriété amènera sa liberté, son éducation et cette maîtrise sur la matière universelle.
Il n’y aura plus de ligature ; les initiatives en éveil et en quête feront le même bruit d’ailes que les abeilles. La nation-mère sera plus que cela car elle sera civilisation pour que, partout, la dignité de chacun soit ressentie par tous.

La liberté du cœur humain respectée au même titre que celle de l’esprit humain, aimer étant aussi sacré que penser.
Une vaste marche en avant de la foule Idée conduite par l’esprit Universel ; le perpétuel recommencement sorti d’un continuel achèvement ayant pour hydre sainte le respect de l’autre.
Pour seule guerre, l’émulation ; pour émeute, l’intelligence vers l’aurore car cette nation sera d’un peuple fouillant les flancs de la nuit pour que l’aube ne soit que gage d’humanité.
Elle ne sera ni capitale historique, ni pays dominant et sera Humanité par l’Europe. Vision majestueuse où l’embryogénie des peuples, comme celle des êtres, sera une heure éternelle et sublime.
Au moment où nous sommes, une gestation auguste est visible, frémissante dans les flancs de la civilisation européenne. Un peuple qui sera enfin l’humanisme sublimé est en train d’éclore et, sous cet ovaire profond du progrès fécondé, porte l’Avenir.
Cette nation que sera l’Europe de demain battra en un seul cœur et parlera d’une seule voix libre et volontaire.
Le continent fraternel, tel est l’avenir, notre avenir, inévitable et indispensable bonheur.

I have a dream...

Posté le 05.01.2007 par didierpierflorentin
Où quand le révisionnisme politique sonne le glas des valeurs de la République et de la réalité historique…

Nous vivons une époque extraordinaire, où quand ce ne sont pas les ministres de la République qui alimentent la xénophobie se sont les parlementaires de la majorité qui légifèrent sur des valeurs qui ne sont pas celles de la République et des Droits de l’Homme.

Car revenir sur les « bienfaits » de la colonisation c’est oublier la phrase de Robespierre et de Dupont de Nemours : « Périssent les colonies plutôt qu’un principe ! » ; celui des droits et des libertés que chaque individu possède du seul fait de sa nature humaine.

La Nation peut encore soigner ses plaies et ses maux ; peut-être.
Mais encore faut-il qu’elle le veuille et qu’elle arrête de censurer la vérité. Que l’Etat omnipotent s’occupe enfin de ce qui est sa constitution même : ses devoirs régaliens.
Car ne doit-il pas rechercher un point d’équilibre entre les droits croissants de l’individu et l’expression d’un intérêt général distinct des volontés particulières ? Toutefois, que peut-on lui reprocher alors que les hommes politiques, obéissants à une logique clientéliste, et les médias, parce que ces minorités sont plus visibles et « faciles » à exposer, cèdent à la facilité et à la tyrannie des minorités ?
Au final, c’est le catégoriel qui triomphe au détriment de l’intérêt général, réduisant en peau de chagrin le contrat social censé lier l’Etat à la Nation !

Comme l'ont écrit cetains élus de la Nation, « il ne faut pas contribuer à fragmenter la mémoire française ; il faut arriver à ce que les mémoires soient partagées dans un récit commun ».
En intelligence historique, complèterai-je !
Mais quand il y a provocation, elle n’est pas forcément intelligente. Ce 2è alinéa de l’article 4 de la loi du 27/02/05 qui fait l’hagiographie de la colonisation en est la preuve et amène, de la même façon, à des réactions simplistes et opportunistes.
Mais la faute à qui ? Sinon à cette majorité qui n’en finit pas d’assassiner son (grand)père Charles de Gaulle et à cette gauche beuglant toujours à retardement ou opportunément.

La France s’est construite par des histoires, glorieuses et immorales, pour n’en faire qu’une seule, faite de valeurs républicaines et démocratiques.
Elle ne saurait se réduire à des culpabilités seules, car ce serait oublier Montesquieu, Pascal, Voltaire, la Convention, Zola, Hugo, Mendès France…
Et oublier les trois valeurs fondamentales de la République : Liberté, Egalité, Fraternité ; mais là aussi, elles sont une autre histoire d’aujourd’hui pour demain…

Salus populi suprema lex esto

In medio stat virtus…(la vertu est au milieu)

Posté le 05.01.2007 par didierpierflorentin
Où du faut débat sur le positionnement politique de l’UDF en général et de son autonomie en particulier.

L’un parle de « maintenir la tradition de l’UDF », les autres de sa réalité et de ses valeurs fondamentales.
En effet, dès l’origine, l’UDF a voulu être un mouvement propre à ne jamais limiter le débat politique national, et être l’expression manifeste d’une politique alternative, prospective et constructive.
Aujourd’hui, plus que jamais, dans un paysage politique saturé et bipolaire, loin de représenter tous les français, l’UDF doit marquer sa différence identitaire au regard des enjeux pour l’avenir de la France et de ses citoyens.

Il est nécessaire de définir une politique différente, capable de rassurer les français en traçant un chemin politique nouveau.
Les clivages droite/gauche n’ont plus lieu d’être aujourd’hui, face aux renforcements de comportements sécuritaires, nationalistes, extrémistes et xénophobes ; il faut apporter d’autres réponses à nos concitoyens : de l’espoir en l’avenir et en l’Europe.
La vigilance est de mise, dans un monde nouveau qui s’annonce, quand l’essentiel est en jeu : la dignité humaine et les droits fondamentaux ; rien n’étant jamais acquis.

Pour lutter efficacement, il faut redonner le goût aux français du sentiment d’appartenance à un destin collectif, délité nettement aujourd’hui, privilégiant l’individualisation des comportements, au détriment des solidarités universelles.
Il faut également redonner un sens au rôle de l’Etat, et faire comprendre que l’Etat –providence, illimité dans ses actions, a eu un coût que chacun supporte actuellement et pour longtemps encore si rien n’est fait ni dit clairement.
L’Etat doit avoir une mission universelle au sens large du terme, faîte de régulation, de justice et de protection sociales, de soutien aux droits fondamentaux ; plus incitatif et propre à incarner une autre façon d’être, particulièrement dans son intégration de la démocratie directe et participative.

Un mot revient souvent dans les critiques et les mouvements sociaux : la solidarité ; il est révélateur de l’éloignement creusé entre le pouvoir, quel qu’il soit, et les citoyens. Il est significatif de la résurgence des contestations échappant aux partis traditionnels et aux organisations syndicales, contre-pouvoirs déficients à leurs yeux, privilégiant des manifestations micro politiques très actives.

L’affrontement idéologique, propre au 20ème siècle, répartissant le monde et la culture politique en deux camps a disparu, au profit de nouveaux repères plus participatifs, augures d’une nouvelle citoyenneté impliquée et individuelle voulant répondre aux crises de notre époque que sont le chômage et la précarité inhérente, la dérives des dépenses sociales et, par conséquence, l’absence de maîtrise des comptes et des déficits sociaux ; l’argument majeur est l’absence d’équité du système contribuant à une répartition équitable des richesses.

Les Français attendent des réponses et un projet d’avenir différent, loin des « recettes du passé », un autre projet politique les incitant à s’intéresser et à participer à la vie de la Nation avec eux.

Par sa culture, son ouverture et son analyse des réalités contemporaines sans ostracisme, l’UDF est capable de proposer une dynamique de changements et de répondre d’une autre façon aux questions que se posent les Français pour la France, en Europe et dans le Monde
.

J'accuse !

Posté le 05.01.2007 par didierpierflorentin
J’ai jusqu’à ce jour eu le seul souci de la juste gloire de notre République, si heureuse de ses vertus démocratiques mais aujourd’hui, je la crois menacée honteusement de n’être plus que l’ombre d’elle-même.
Il n’est plus temps de chercher les coupables, il est venu le temps d’agir, dès maintenant, dès avant 2008, pour que nos enfants et les leurs ne vivent pas dans cet avenir incertain que l’Histoire ne pourra qualifier que d’infamies sociale et humaine.

Mon devoir de citoyen est de parler pour ne pas être complice d’avoir laissé notre République s’enfoncer dans cette tourbe malfaisante sans rien faire.

J’accuse vingt cinq ans de politiques antinomiques, contradictoires et, finalement, catastrophiques pour la France et tous ses citoyens.

J’accuse l’Etat d’avoir failli dans son devoir régalien de respect de l’égalité, de la liberté et de la fraternité.

Certains nous parlent de l’honneur d’être français, veulent que nous aimions la France, que nous la respections.
Ah ! Certes, oui, la France qui se lèverait à la première menace, qui défendrait ses valeurs, cette France-là est tout le peuple et nous l’aimons avec tendresse et respect.
Mais elle n’est plus celle-là ; nous voulons une juste dignité, un besoin de justice sociale et d’espoir en l’avenir.

Ah ! Où est-il ce gouvernement républicain, dans le respect du Parlement et avec le peuple de France, qui donnera un coup de balai à toute cette poussière fétide d’influences partisanes d’un autre temps ? Où est-il ce président de tous les français, fort et sage, qui osera tout y refondre et renouveler ? Les français crient leurs désespoirs de n’être pas entendus et de rages devant ces basses intrigues politiciennes, ces programmes incohérents et ces dilapidations de leurs efforts sans qu’ils n’en récoltent aucun fruit.
Ils crient, parce qu’ils ne supportent plus le bon plaisir de certains, de ne plus supporter les sanglots qui leur rentrent dans la gorge de honte et de mépris.

C’est malhonnête d’accuser, de souiller et d’humilier ceux qui veulent être reconnus pour ce qu’ils sont, français ; ceux qui veulent que la France soit généreuse, fière d’être une nation moderne, juste et humaine.
C’est n’être pas digne de notre République que d’égarer l’opinion pendant si longtemps qu’elle en est pervertie jusqu’à la faire délirer. C’est irresponsable d’empoisonner les esprits des petits et des humbles, d’exaspérer les passions de réaction et d’intolérance, en s’abritant derrière d’odieux messages symboliques, dont la France des Droits de l’Homme et du Citoyen mourra si elle n’en est pas guérie.

C’est inique que d’exploiter le nationalisme xénophobe pour des œuvres de haine, montant les français les uns contre les autres ; c’est infamant de faire du populisme le dieu moderne, salvateur de la République, lorsque l’Humanité est au travail pour l’œuvre d’avenir de justice et d’équité.

Alors, « à quoi bon tout bouleverser, puisque le pouvoir est en de si bonnes mains ? D’autant que le soleil luira encore toujours, et plus bientôt… »

Je dis que cette inconscience insultante verra la conscience universelle des français se lever en masse et, qu’alors, il sera trop tard pour crier au feu ! en se retranchant derrière la Constitution.

La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera ; il faudra passer par une pensée nouvelle, par une Constitution différente et par une autre forme de gouvernance politique.

C’est aujourd’hui que le changement doit s’amorcer, et pas par des « mesurettes » opportunistes et des promesses remises après 2007, car les choses sont nettes, claires et réelles : d’une part, ceux qui ne veulent pas que la Lumière soit aussi pour ce nouveau siècle ; de l’autre, ceux qui donneront leur vie pour qu’elle le soit pour tous.
Quand est enfermée la vérité de la vie, étouffée et ignorée comme dans les banlieues depuis trop longtemps, elle se concentre et prend une telle force que l’explosion, le jour où elle éclate, est une déflagration qui emporte tout, sans distinction.

Je ne serais peut-être pas de ceux qui le vivront, mais il est certain que si rien ne change, tout est fait pour préparer le plus retentissant des désastres.

Il faut conclure !

J’accuse tous les gouvernants successifs depuis 25 ans d’avoir été les mains diaboliques de cette situation, en inconscients prisonniers de leurs idéologies ; je veux le croire sans les excuser.

J’accuse ceux qui les ont faits de s’être rendus complices, par complaisance politique, tout au moins par faiblesse ou par facilité, de la plus grande iniquité de notre histoire républicaine.

J’accuse la partialité de leurs campagnes pour égarer l’opinion sur la réalité de la situation, infligeant gifles sur gifles aux français depuis trop longtemps.

Je m’expose volontairement, à mon niveau, comme le fit alors Emile Zola, avec courage et volontarisme, afin de sauver l’honneur d’un homme d’abord et celui du peuple de France ensuite.

Quant à ceux que j’accuse, je ne les connais pas tous forcément personnellement, je ne les ai jamais vus pour certains, je n’ai contre eux aucune haine ni rancune.
Ils ne sont pour moi que des êtres abstraits, des esprits faibles qui se sont trompés et qui ont trompés leurs concitoyens.
Et l’acte que je fais ici n’est que citoyen pour hâter le changement.

Je n’ai qu’une passion, celle des Lumières au nom de l’Humanité, qui a tant souffert et qui a droit partout au bonheur d’être que la France de la République a porté à travers le Monde.

Je cris pour être respecté. Et exister. Comme n’importe quel citoyen de France doit l’être et doit être
.

Le rouge va si bien à votre habitat avec vue!

Posté le 03.01.2007 par didierpierflorentin
Avec l’hiver, le plan froid est de retour, avec le ballet du SAMU social et les dispositifs d’accueil d’urgence, comme la reprise des activités hivernales des » restos du cœur ». Comme tous les ans.

N’est-ce pas là toujours le signe que la France ne va pas bien ?! N’est-ce pas encore symptomatique du vrai mal français qui consiste à s’acharner à soigner les symptômes, sans même envisager d’identifier les causes du mal ?!
Le principe évident de précaution ne prévaut-il pas avant que le mal soit ?

Il me semble que non, depuis des années ! Les banlieues flambent, et un énième plan d’urgence voit le jour.
Depuis 10 ans, depuis 25 ans, tous les gouvernements ont parlé de la « fracture sociale » mais l’évidence est là : des femmes et des hommes vont à la soupe populaire tous les hivers, meurent dans la rue tous les hivers pendant que d’autres manifestent tous les hivers pour le maintien de leur pouvoir d’achat, le renforcement de leurs acquis sociaux, la défense de leurs prés carrés. La France n’est pas à deux vitesses, elle est en pilotage automatique depuis vingt cinq ans.

Il est temps aujourd’hui de prendre le mal par la racine et de l’éradiquer réellement.

Pour cela, il est nécessaire de proposer un projet d’avenir pour la France qui fasse honneur à ses fondateurs et à leur héritage. Il faut un programme qui parle à tous les français de tous les français.
Si nous sommes au bout d’une époque, nous sommes au bout d’une crise également. La situation actuelle est due à un épuisement politique, à une « volonté » politique sans inspiration sinon celle des querelles de clochers, des individualismes et des égoïsmes…
La République s’est fondée sur des principes et des valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité ; beaucoup l’ont oublié, du plus haut sommet de l’Etat à « la France d’en bas ».
N’est-ce pas déjà une inégalité que de scinder en deux la France ; ou plutôt n’est-ce pas une réalité ?!
Réalité qu’il faut combattre par une refondation de notre démocratie. Il faut obligatoirement aujourd’hui repenser toute notre société pour que le « modèle français » soit palpable et non plus un argument de promotion de la France auprès de ses partenaires européens et internationaux.
Les Français attendent des actes de l’Etat et il ne suffira pas de boucher les fissures de la maison France par des mesures d’actualité et opportunistes, mais par des actes de refondation et de reconstruction.
L’Etat n’est pas la Corne d’Abondance à l’infini ; à tout lui demander d’assurer et d’assumer, il finit par n’être plus à la hauteur des attentes et des demandes des Français. Mais n’est-ce pas là la racine du mal justement ?
A trop lui demander d’intervenir pour tout, sur tout, dans tout, son déficit atteint les 1.500 milliards d’euros ; jusqu’à quand cela va-t-il continuer ? Et jusqu’où peut-il continuer ?

Les Français ne crient-ils pas assez forts pour faire entendre leurs tristesses, leurs désenchantements, voire leurs désespoirs ? Depuis vingt-cinq ans, ils sont déçus car, de quelques partis qu’ils soient, ils ont l’impression juste de n’être pas entendus et pas compris.
D’aucun de nos chers édiles ont oublié que la « Cour » et son « Monocrate » avaient soufferts mortellement il y a un peu plus de deux cents pour n’avoir pas anticipé et entendu les appels du peuple de France.

Sommes-nous obligés d’arriver à des extrémités telles que celles vécues l’hiver dernier et en 2006 pour réagir ? Quand nous voyons ces « réactions », les Français ne peuvent-ils pas avoir plutôt l’impression que ceux qui les gouvernent font acte de démagogie opportuniste, d’immobilisme et d’aveuglement ?
Pour qu’ils participent à nouveau à la vie de notre pays, il est nécessaire de redéfinir le rôle de l’Etat, de son Chef et de son Gouvernement vis-à-vis de tous et développer et proposer un vrai programme politique volontariste.

Il faut dans ce programme d’avenir, loin des querelles partisanes, que soient réellement au cœur des objectifs, tous les Français et que l’Etat et ses Gouvernants prennent des risques pour eux.
Valable pour tous, ce commentaire de Voltaire l’est d’évidence pour les femmes et les hommes politiques d’aujourd’hui et de demain : « l’Homme est né pour l’action comme le feu tend en haut et la pierre en bas. N’être point occupé et n’exister pas est la même chose pour l’homme ».
C’est dire que, pour un nouveau Siècle des Lumières, il faudra des actes et du courage politique pour répondre aux attentes des Français.
Je crois que l’UDF, aujourd’hui, par ses prises de position, par ses actes et par ses projets volontaristes est le seul mouvement politique à proposer cette alternative réaliste propre à porter un message positif et significatif aux Français et à agir pour eux
.

Etre ou ne pas être

Posté le 03.01.2007 par didierpierflorentin
Où quand la majorité gouvernementale devient un « machin », refusant à ses amis d’hier sa pertinence et principalement sa différence. Certains ne voient qu’une alternative possible « c’est avec nous ou contre nous ». Est-ce un retour à une époque révolue, à un régime oublié celle d’une monarchie absolue ou d’un parti unique.
Où est le droit républicain à la différence, à la liberté de penser, à la liberté d’opinion ? N’est-ce pas encore dénier fortement à l’Assemblée Nationale son autonomie ? La position prise par l’UDF va dans le sens de l’intérêt seul de la France face à la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.
Il faut également faire fi des clivages primaires gauche droite ; ils sont d’un autre temps et les Français attendent autre chose de nos politiques, autre chose d’une opposition socialiste qui n’entend plus son électorat et une majorité gouvernementale qui n’entend que les sirènes de son importance monolithique.
La démocratie, c’est être différent ; le général de Gaulle, lors de l’installation de la Vème République, avait orienté la Constitution en renforçant la prépondérance de l’exécutif, cette volonté forte tenait à l’actualité historique.
Aujourd’hui, la France a besoin et demande de son Parlement qu’il soit fort et réellement représentatif ; ce qu’il n’est pas aujourd’hui, créant les contestations et les violences ordinaires et extraordinaires que l’on connaît aujourd’hui : grèves à répétitions et émeutes dans les banlieues.
D’autre part, la France réclame un vrai débat démocratique.
Alors, que l’UDF marque sa différence, c’est normal ; pour que cette France qui ne se reconnaît pas, ou plus, dans la gauche ni dans la droite, trouve un projet qui parle à tous et de tous, pour qu’elle sorte de son inquiétude et de son épuisement et recouvre sa force, son optimisme et sa confiance en l’avenir.
L’UDF c’est cela, être différent parce que la France est différente et multiple. Notre Pays a besoin d’imagination, d’inspiration et de vision, l’UDF veut participer au grand projet d’une politique nouvelle que beaucoup de français attendent.

Propos sur la Santé et sa régionalisation

Posté le 02.01.2007 par didierpierflorentin
[SIZE=14]Propos sur la Santé
et la
Régionalisation de la Santé

En commentaire de l’article « régionaliser la santé »
(p.21 / Démocratie Info/suppl. La France Ensemble).

D’une part, je veux croire que, par manque inévitable de place, il a fallu synthétiser un certain nombre d’éléments concernant la santé, ceci expliquant cela, le propos est un peu liminaire, « accrocheur », au détriment peut-être de cette problématique majeure liant santé et social.

Je ne pense pas qu’il y ait une évolution vers une seule médecine à deux vitesses, mais plus prosaïquement, de nouvelles équations sociales conséquences de situations économiques difficiles, engendrant un moindre recours aux soins aux âges jeunes, induisant une dégradation de la santé plus rapide et, finalement, impliquant une consommation de soins plus élevée à court et moyen terme.

Au point que certaines récentes analyses mettent en évidence le fait que les plus pauvres de nos concitoyens, quels qu’ils soient, ont une consommation inférieure à celles des plus riches (plus constante, préventive et, de fait, moins curative) avant 65ans et une consommation plus élevée ensuite.

Et, finalement, l’impact sanitaire des inégalités sociales conduit à générer des inégalités de mortalité considérées comme les plus importantes d’Europe de l’Ouest. (Une étude de l’INSERM a montré récemment que les écarts d’espérance de vie entre cadres et ouvriers vont tendanciellement en s’accroissant depuis 30ans.)


D’autre part, je modère toutefois mon premier propos en considérant la corrélation entre l’écart de mortalité et le niveau de revenu, s’expliquant autant par l’inégalité des soins prodigués que par la difficulté à leur accès proprement dit.

De fait, l’échelle territoriale de la région comme territoire pertinent d’adaptation des politiques de santé est une réalité de la nouvelle « gouvernance », s’appuyant sur l’Etat providence garant de la santé publique considérée comme bien collectif, et la santé comme bien fondamental.
La création récente des ARH(1996) porte cette régionalisation de la planification et de la politique des soins hospitaliers mais la diversité des acteurs institutionnels (ARH, DRASS, CRAM, URCAM, URML, Etat, collectivités territoriales,…) ainsi que l’articulation de leurs missions et de leurs périmètres interventionnels, posent le problème de leurs rôles et places respectifs dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique régionale de santé effective, territorialisée par les SROS, PRS, CROS, CROSMS, et autres SRADT, SDADT, etc….
Une vision globale et cohérente de la santé, différenciée en fonction des territoires de santé, des bassins de vie, des disparités sanitaires et sociales, doit être générée, précisant les problématiques régionales, les enjeux, les champs et les limites, dans la double déclinaison des priorités nationales et de résolution au niveau régional et infra-régional (de problèmes spécifiques).

De fait, la création des ARS, déclinaisons des ARH actuelles, amènerait à les charger de définir et mettre en œuvre une véritable politique régionale de santé, déjà chapeautées par le GRSP qui veille à l'éxécution du plan régional de santé arrêté par le préfet de région sur avis et orientations de la Conférence Régionale de Santé (CRS), et garante de la déclinaison des priorités nationales de santé publique, adaptée aux spécificités régionales (besoins et offre)
Et
Associées aux Conférences Régionales de Santé (déjà existantes), chargées d’émettre des avis sur la cohérence des politiques de santé publique, et de contrôler l’effectivité de l’application de la permanence des soins en région, structurellement et financièrement.
Dans tous, il est nécessaire et urgent de réduire ces couches interventionnelles dites pour la "nouvelle gouvernance" qui noient très certainement l'efficience de la volonté et qui nuisent à l'efficacité de la concertation et des apllications ; sans parler des coûts induits des ces nouvelles structures intermédiaires.

La place des institutions régionales, départementales, et représentations de l’Etat, de l’URCAM, des Représentants des usagers, des partenaires sociaux, des fédérations hospitalières publiques et privées, et URML…sera un élément et un signe fort que l’Etat donnera de lui-même, de ses politiques de véritable décentralisation, déconcentration et de nouvelle gouvernance dans le cadre de la santé, du social, et de la recherche médicale.

In fine, amènera à une cohérence entre les multiples acteurs régionaux investis de pouvoirs inégaux, de compétences sanitaires variées, conduisant des actions peu coordonnées en doublon, que la mise en place du SROS de 3ème génération et des Conférences Sanitaires de Territoire tendent à canaliser en promouvant des politiques régionales de santé adaptées aux territoires de santé justement.

En effet, même si notre système de santé est certainement « le plus performant du monde », il présente de telles lacunes actuellement, qui se manifestent notamment au travers de la croissance non-maîtrisée des dépenses (euphémisme), de la persistance d’inégalités territoriales et de l’incapacité à développer une culture de santé publique influant véritablement et durablement sur les déterminants de santé, qu’il en est même toujours et encore oublieux de la place de l’individu au cœur du système de santé.
Aujourd’hui, l’organisation sanitaire se caractérise par des cloisonnements, entre établissements publics et privés (même s’ils s’en défendent), entre médecines libérales et hospitalières, qui nuisent à la continuité des soins et entravent la nécessaire complémentarité entre approches préventive (presque 2% du budget de la santé, donc dérisoire) et curative.
Il est évident que notre système de santé ne s’est pas suffisamment adapté aux mutations de la demande (et de la réalité) sociale : les crises sanitaires et l’évolution de la relation patients/professionnels de santé ont renforcé l’exigence de transparence et de sécurité accrues de la part des usagers.

Il me semble donc que, face à ces enjeux, la régionalisation apparaît comme un échelon de proximité à même de conduire une régulation assurant l’adéquation de l’offre aux besoins, prenant en compte les réalités locales, territoriales et sociales.
Elle est également en mesure d’offrir un espace pour des pratiques innovantes et des évolutions dans la conduite des politiques de santé.
Enfin, elle pourra apporter des réponses différenciées aux défis structurels que constitueront le vieillissement de la population, les avancées techniques et l’évolution démographique des professionnels de santé.

De ce contexte général, la réflexion sur cette régionalisation de la politique de santé ne pourra éluder les interrogations sur le rôle de la Conférence Régionale, bien différent d’un conseil régional économique et social en terme de conseil, d’orientations et de contrôle ; la place spécifique de l’assurance maladie, acteur majeur et incontournable de santé publique sera à définir et à intégrer dans le projet d’orientation de composition du conseil régional de santé car actuellement l'URCAM est le porte monnaie prééminant, dominant toutes les orientations et les décisions.

Dès lors, une telle démarche renouvelée du cadre institutionnel de la santé suppose la mise en œuvre d’une décentralisation fonctionnelle, associant dans une agence régionale de santé tous les acteurs territoriaux tel l’Etat, l’assurance maladie, le Conseil Régional (entité collectivité territoriale), les conseils généraux, les communautés d’agglomération et de communes et les associations de représentants d’usagers.



L’évolution de la politique de santé est un enjeu fondamental pour l’avenir, mais dès à présent pour la prochaine présidence et la nouvelle législature, en raison de son impact sur la nature du contrat social et de son poids financier croissant.
Les limites atteintes par notre système de santé appellent un approfondissement de sa réforme.
La régionalisation en est un levier essentiel mais uniuqement réalisable si les moyens suivent l'esprit politique du législateur.
Le mouvement de renforcement des mécanismes de régulations régionaux participera ainsi d’une évolution institutionnelle de la France, privilégiant le niveau régional comme levier de rénovation de l’action publique.
La recomposition convergente des offres de soins implique que les modes d’exercice de la médecine, la promotion des réseaux de santé et l’ouverture parallèle de l’hôpital et de la médecine de ville se modifient également significativement. Mais cela, c’est un autre débat !

DP FLORENTIN
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Réf :. Effets cumulatifs à long terme de l’accès aux soins et du revenu sur les inégalités de santé-IRDES/2005 ;
Rapport de Martin Hirsch – La nouvelle équation sociale/Commission famille, vulnérabilité, pauvreté – 2005 ;
Projet de loi AN n°128-24/07/2002-M. Jean-Luc Préel /régionalisation de la santé ;
Colloque UDF sur la Santé-2006.gé d'émettre des avis sur les documents budgétaires et de planification

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